MONIQUE LAVÉNÉRABLE

Le lundi 9 septembre, la population mauricienne s’est réveillée avec un sentiment particulier de joie et d’attente. Tout le monde s’est préparé à accueillir le pape François, chacun à sa manière, sur les routes à Marie Reine de la Paix, à la Cathédrale ou encore au tombeau du Père Laval. On avait hâte d’entendre son message dans un pays qui évolue à une vitesse vertigineuse, sur le plan socio-économique et technologique, sans y être préparé psychologiquement.

Conséquemment, l’histoire de tout un peuple avait rendez-vous avec le pape François. Le Saint-Père est venu nous rejoindre à la croisée des chemins, quand il a quitté le Saint-Siège du Vatican pour sa tournée dans l’océan Indien. D’abord, sa traversée du Mozambique à Madagascar, en faisant une journée d’escale chez nous, relate le chemin parcouru par nos ancêtres, déracinés de leurs pays d’origine. Par la suite, à travers les âges, un grand nombre en provenance d’Asie est venu s’installer à Maurice pour composer la population arc-en-ciel de l’île. Quelle heureuse coïncidence que le pape François nous ait honorés de sa présence à l’occasion d’un mémorial ancré dans le folklore mauricien, en l’occurrence la fête du Bienheureux Père Laval, lui qui intercède pour tout le monde sans la moindre distinction.

La nation mauricienne a vécu un temps d’allégresse en la venue du pape, et ce, dans une ambiance de fraternité. Le pontife a su construire un véritable esprit de cohésion au sein d’un peuple cosmopolite. En vrai disciple missionnaire, il nous invite à suivre ses pas et ne peut laisser personne indifférent à son ministère. Son message est clair; il fonde l’espoir d’un monde meilleur sur les jeunes. Sa tendresse pour les enfants et les autrement capables, ainsi que son admiration pour la diaconie de la beauté sont connues.
Dans sa grande bonté, le Saint-Père a également tenu à saluer la troupe engagée dans un spectacle haut en couleur et retraçant la vie du Bienheureux Père Laval, spectacle joué à l’église Saint François Xavier. Comme un témoignage de sa grande bonté, le pape a tenu à gratifier les comédiens d’un signe de croix pour les bénir. Son Excellence n’a oublié personne sur son passage.