Poursuivi sous une quinzaine de chefs d’accusation, un jeune de 21 ans a été condamné à une amende de Rs 190 000 par la magistrate Wendy Rangan de la cour intermédiaire. La police lui reproche d’avoir envoyé des messages à caractère obscène à une jeune fille de 16 ans et changé des informations sur son profil internet.
Ce jeune homme de 21 ans affirme maintenant regretter son geste. Il a dû payer une amende de Rs 190 000 dans un procès intenté par le directeur des poursuites publiques pour notamment « using an information and communication service for the purpose of causing annoyance » ou encore « having unauthorised access to computer data » sous l’Information and Communication Technologies Act (Icta).
Dans son jugement, la magistrate Wendy Rangan de la cour intermédiaire souligne que le délit est très sérieux. D’autant plus, soutient-elle, que l’accusé a continué d’envoyer ces messages à caractère indécent malgré l’intervention du père de la victime. La cour intermédiaire ajoute que le but du jeune homme était de causer des désagréments à la victime. Elle affirme que l’accusé n’a aucun respect de la vie privée des gens.
Me Razack Peeroo (SC), avocat de l’accusé, a toutefois soutenu au cours de sa plaidoirie que son client était jeune à l’époque et qu’il ne méritait pas la prison pour son geste. L’étudiant a présenté ses excuses à la cour. À savoir que l’article 47 de l’Icta stipule que « any person who commits an offence under this Act, shall, on conviction, be liable to a fine not exceeding Rs 1,000,000 and to imprisonment for a term not exceeding 5 years ».
Les faits entourant cette affaire remontent à 2008. Le prévenu était alors âgé de 16 ans. L’étudiant commence un « chat » sur le service messenger avec une collégienne. Après un certain temps, la conversation change de ton et devient indécente. La victime décide de couper les ponts avec le jeune homme mais celui-ci ne dira pas son dernier mot. Il lui envoie une quinzaine de textos plus indécents les uns que les autres.
Le père de la jeune fille décide de ramener à l’ordre le jeune homme, le prévenant de son intention de faire une déclaration à la police s’il  continue de harceler sa fille. Il devait répondre avec un ton hautain que la police mauricienne n’a pas les compétences requises pour remonter à sa piste.
La victime, une habitante du nord de l’Île, a déposé plainte au Central Criminal Investigation Department. L’enquête policière menée par la Cybercrime Unit a abouti à l’arrestation de l’accusé, qui avait alors utilisé la carte d’identité nationale de son père pour s’acheter la puce électronique utilisée pour envoyer des textos indécents à la collégienne.