« Mersi travayer pou to kontribisyon pou devlopman nou pei. » Tel était le thème de la messe du 1er Mai, célébrée cette année en l’église Notre Dame de la Visitation, à Vacoas, en présence du cardinal Maurice Piat.

Dans son homélie, Jean-Maurice Labour, vicaire général et aumônier de la Commission diocésaine du monde ouvrier (CDMO), a souligné qu’au travail « l’homme doit passer avant l’argent ». Il a par ailleurs jugé « scandaleuses » les grandes disparités salariales entre les actionnaires et les employés.

Le prêtre a invité à relever quatre défis, notamment de « dire merci envers et contre tout », de promouvoir l’enseignement social de l’Église et d’intégrer les jeunes dans la lutte pour la dignité au travail.

Jean-Maurice Labour a commencé par observer qu’il y a eu une grande évolution dans le monde du travail depuis la première célébration du 1er mai à Maurice, et ce de l’industrie sucrière aux entreprises de services en passant par le textile et les petits et grands commerces. « Les outils de travail ont aussi évolué, passant à l’informatisation et à la robotisation. Nous vivons un grand brassage culturel avec l’arrivée des travailleurs immigrés. Les médias nous transportent au niveau international et nous embrassent dans une seule culture. Nos habitudes, nos valeurs familiales, nos pratiques religieuses sont en train de voler en éclat. »

De même, la lutte syndicale s’est-elle transformée, selon le prêtre. « Les travailleurs ont eu un certain nombre de droits. Les revendications des syndicats ne se limitent ainsi plus à de meilleures conditions de travail mais aussi à de meilleures conditions de vie qui pèsent sur les travailleurs. »