La célébration de la messe annuelle du tourisme à l’Église St François d’Assise, à Pamplemousses hier après-midi, a été l’occasion pour l’évêque de Port-Louis d’insister sur la dimension hospitalière de l’industrie touristique. « Le tourisme c’est d’abord l’hospitalité. Avant d’être une industrie c’est une rencontre. Ce sont des rencontres qui peuvent faire jouir beaucoup d’humanité », a affirmé Mgr Maurice Piat en se réjouissant que les décideurs touristiques aient décidé de mettre désormais l’accent moins sur la quantité que sur la qualité.
Cette 27e messe du tourisme a été célébrée en présence de la présidente de la République, Ameenah Gurib-Fakim, du Premier ministre adjoint, Xavier-Luc Duval, des opérateurs touristiques et des professionnels représentant tous les domaines et tous les métiers de l’industrie touristique. La cérémonie d’hier a pris une dimension interreligieuse avec la présence des membres du conseil des religions qui ont lu des extraits de la Bible, des Vedas et du Coran ayant un rapport avec l’environnement et la nécessité de le protéger.
Pour l’évêque de Port-Louis, la gratuité de la rencontre, comme l’a démontré le Christ, est le sel qui donne un goût très spécial à l’hospitalité. Il a invité l’assistance à prier « pour nous rendre plus humains dans la conduite de notre tourisme ».
Marie Malié, présidente de la Commission diocésaine du Tourisme, instance du diocèse catholique consacrée à l’industrie touristique, a souligné que l’église St François d’Assise à Pamplemousses a été choisie pour la célébration de la messe parce que c’est la plus vieille église du pays. Ce choix coïncide avec la célébration à partir de cette semaine du tricentenaire de la présence française à Maurice. Une autre belle coïncidence est que cette église se trouve proche du Jardin de Pamplemousses en cette année où le pape François a publié un encyclique consacré à la protection de l’environnement.
L’abbé Philippe Goupille, membre du conseil des religions, devait pour sa part souligner que le 15 août 1820, l’abbé Joseph Marius Imbert a célébré la messe en cette église avant de se rendre en Corée où il est mort martyrisé. Il a été canonisé par le Pape Jean Paul II le 6 mai 1984. Il a rendu hommage au Bienheureux Père Laval et à tous ceux qui ont célébré la messe à St François d’Assise. Il a souligné l’importance de la préservation du patrimoine en ligne avec l’encyclique du Pape François consacré à l’importance de l’écologie intégrale axée sur la protection du patrimoine nature mais également le patrimoine culturel et la richesse de l’humanité. Il a aussi salué le travail des ONG en vue de la préservation du patrimoine. Philippe Goupille s’est également appesanti sur le travail effectué par la Commission diocésaine du tourisme pour former les guides professionnels afin d’offrir une hospitalité de grande qualité aux voyageurs qui visitent le pays annuellement.
Comme le souligne la commission diocésaine du tourisme, dorénavant, toutes les associations touristiques doivent prendre en considération les codes d’éthique. Elle a déjà élaboré en 2011 un code d’éthique à l’intention des professionnels du tourisme. Désormais l’accent est mis sur la formation et la professionnalisation du métier de guide. « La profession de guide touristique s’instaure dans le développement durable de l’industrie et ce dernier adhère à cette dimension en prenant en considération l’intérêt du client et la réputation du pays », insiste la commission.