Après plusieurs réunions et manifestations, la Federation of Hotels Taxi Associations (FHTA) a obtenu l’accord des grands groupes hôteliers pour la mise en place d’un Taxi Desk. Cette mesure annoncée dans le conseil des ministres en avril dernier n’est toutefois pas adoptée par l’ensemble des hôtels possédant plus de 50 chambres, comme le stipulent les règlements. Le groupe Sun Resorts réclamerait un loyer pour accueillir ce comptoir, ce que conteste la FHTA.
D’ici le mois prochain, une dizaine de Taxi Desks seront opérationnels dans plusieurs hôtels à travers l’île. Ceux de Maritim Crystal Beach, Tamassa et Anelia Resort and Spa sont déjà en service depuis quelques semaines. Une satisfaction pour la FHTA qui milite pour un meilleur service et un traitement équitable, par rapport aux autres services similaires du secteur. Alors que l’adoption de cette mesure gouvernementale s’annonçait difficile, au départ, donnant lieu à des manifestations devant plusieurs établissements hôteliers, Yashpal Murrakhun, président de la FHTA, annonce : « Tous les grands groupes, à l’exception de Sun Resorts, ont accepté la mise en place d’un Taxi Desk. Dans peu de temps, il y aura donc un comptoir dans chacun de ces hôtels. »
Il cite en exemple les groupes Beachcomber, Lux*, Maritim, Club Med et Véranda. Les hôtels St Géran, Dinarobin, Sofitel et Heritage Awali, entre autres, ont aussi donné leur accord. « Il existe toutefois un petit malentendu qu’il faut éclaircir avec le groupe Véranda Resorts, concernant l’injonction en Cour contre la Tourism Authority. Cela ne concerne pas la mise en place d’un Taxi Desk », précise Yashpal Murrakhun.
Le plus gros problème, ajoute-t-il, demeure le groupe Sun Resorts. « Ses hôtels réclament un loyer pour accueillir un comptoir de taxi. Or, cela n’a pas été évoqué lors de nos rencontres avec le comité interministériel, ni dans les directives de la Tourism Authority. Les représentants de l’AHRIM avaient assisté d’ailleurs à ces rencontres. »
Sollicité sur la question récemment, le service de communication de Sun Resorts avait indiqué qu’il s’alignait sur les directives de la Tourism Authority et de l’AHRIM. Et de préciser vouloir « continuer à privilégier ses relations avec l’équipe de chauffeurs de taxi qui lui est attribuée par la NTA », tout en optimisant la satisfaction et la sécurité de sa clientèle.
Cette question de loyer a également été évoquée à l’assemblée nationale par le député de la majorité Sudesh Rughoobur récemment. Le Premier ministre adjoint et ministre du Tourisme, Xavier Luc Duval, a répondu : « Je présume que dans certains hôtels ce sera gratuit, alors que d’autres peuvent réclamer un frais raisonnable qui, à mon avis, devrait s’aligner sur celui appliqué aux tour-opérateurs ayant un comptoir similaire. »
Mais la FHTA reste sur sa position et maintient que la question n’a pas été évoquée au comité interministériel. « Les seuls frais évoqués étaient le salaire des personnes qui travailleront à ces comptoirs. Il était aussi prévu qu’elles bénéficient d’une formation en Customer Care, par l’école hôtelière Sir Gaëtan Duval, tout comme les chauffeurs de taxi. Nous attendons que cette mesure soit mise en pratique. »
Par ailleurs, certains hôtels font toujours la sourde oreille concernant ce comptoir de taxis. Demain matin, la FHTA organisera ainsi une manifestation devant l’hôtel Blue Lagoon à Blue-Bay. Selon Yashpal Murrakhun, la fédération n’a pas été reçue par la direction de l’hôtel jusqu’ici.