Patrick Armoogum, 52 ans, est un des derniers artisans du rotin de l’île. Depuis l’âge de 13 ans, il s’est lancé dans cette matière et ne l’a plus jamais quitté. Il estime que le métier ne franchira pas le cap de la présente génération. Cet habitant Pointe aux Sables nous fait découvrir son métier et nous livre quelques astuces pour conserver ce matériau très spécial.
On appelle également vannier celui qui travaille le rotin. Le métier consiste à fabriquer et à réparer des meubles ou des objets décoratifs avec ce matériau qui leur confère un cachet spécial. Le rotin est souvent accompagné d’osier.
Patrick Armoogum est vannier depuis presque 40 ans. Dans son atelier improvisé sur son balcon, il donne vie à une multitude d’objets. Fauteuil, chaise à bascule, panier, corbeille, table et tabouret, entre autres, font partie de ceux qu’il a appris à fabriquer.
Le rotin est un matériau souple. Dans la fabrication de meubles et d’objets, le vannier doit souvent faire appel à la chaleur pour tordre le rotin suffisamment afin d’en faire des formes circulaires. “D’ordinaire, il faut un chalumeau pour tordre le rotin. Moi, je le tords sur ma cuisinière”, confie le vannier. Les bâtons de rotin sont ensuite attachés et cloués ensemble pour parvenir aux formes choisies. “Pour attacher le rotin, on utilise ce qu’on appelle dans le métier la paille. C’est une espèce de corde faite à base de rotin qui permet de relier les bâtons entre eux. D’ordinaire, on applique la paille avec des clous qui sont souvent cachés.”