Le leader de l’opposition, Arvin Boolell, a dit hier son étonnement devant la décision du gouvernement et du ministre du Transport, Alan Ganoo, de résilier le contrat de l’agence italienne de certification Italcertifier, qui n’avait pas jusqu’ici remis un certificat de sécurité au gouvernement en vue de la mise en opération du métro.

Il rappelle que cette entreprise italienne est « 2nd to none » sur la question de sécurité et que sa compétence est reconnue mondialement, poursuivant que cette question avait fait l’objet d’une PNQ de l’ancien leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, adressée à Nando Bodha.

Ce dernier avait, à l’époque, affirmé qu’il s’attendait à ce que le certificat soit délivré « dans les prochains jours » et que le métro n’entrerait en opération aussi longtemps que ce certificat ne serait pas obtenu, et ce pour la simple raison qu’il ne voulait aucunement compromettre la sécurité des passagers. « Pourquoi alors le contrat d’Italcertifer a-t-il été résilié ? » se demande Arvin Boolell, qui s’élève contre le recours à un “emergency procurement certificate” pour recruter Metro Transit Solutions, de Singapour, à qui il n’a fallu que 23 jours pour livrer un certificat de sécurité au gouvernement. « Nous avons un gouvernement d’emergency procurement certificate et de SPV, et qui agit dans la panique », a-t-il observé.

Selon lui, le gouvernement a « démontré à plusieurs reprises sa faiblesse en matière de sécurité », poursuivant : « C’est ainsi qu’un 4×4 de la police est entré en collision avec des pompes à essences et a fait une victime, alors que l’enquête se fait en toute opacité. De plus, des camions obtenus de la Chine pour le transport d’eau sont actuellement inopérables pour des raisons de sécurité ».

Par ailleurs, il dit déplorer la « confusion » qui prévaut autour des “Feeder Buses”. Sans compter qu’il existe, selon lui, un « flou » autour de la sécurité des employés, « d’autant plus que le nombre de véhicules sur nos routes augmente de 5% par an ».