• Rencontre urgente sollicitée avec le Premier ministre

Des membres de la plateforme Debout Citoyen/ Kolectif Citoyen lancent un ultimatum au Premier ministre, Pravind Jugnauth, réclamant une rencontre urgente pour évoquer des problèmes d’ordre pratique auxquels sont confrontés des habitants de Beau-Bassin/Rose-Hill.

Lindsay Marion, porte-parole de la plateforme, lui accorde cinq jours pour répondre aux doléances des membres. Ces derniers menacent de s’engager dans de « sévères actions » en cas d’indifférence, évoquant même une grève de la faim.

Lindsay Marion indique qu’il a eu une rencontre avec le maire des villes-soeurs le 10 juin dernier. « Nous avons rapporté toutes nos doléances au maire. Beau-Bassin/Rose-Hill ne fait plus bon vivre. Des feux de signalisation ne fonctionnent plus et la police avance qu’il n’y a pas de pièce de rechange. Le marquage est absent sur des rues, causant de nombreux accidents », dit-il.

Pour sa part, Louis Eddy Joson, président de Debout Citoyen, avance que la ville est devenue une « poubelle ». Il déplore, par ailleurs, le mode opératoire des entrepreneurs sollicités par la Central Water Authority (CWA).

« Ils ont endommagé des chemins à Rose-Hill. Il est de plus en plus difficile de circuler dans les conditions actuelles. Toutes les conditions sont réunies pour abîmer nos véhicules quand on roule dans cette ville. Les habitants sont déçus et se sentent humiliés », affirme-t-il.

Et d’ajouter que les entrepreneurs utilisent des excavateurs qui abîment des fils électriques. « Ces excavateurs ne portent même pas de plaques d’immatriculation. Ils font un désordre infernal. De plus, la CWA parle de remplacement de tuyaux pour une fourniture 24/7 mais la plupart du temps, l’eau ne coule pas de nos robinets. La poussière émise des travaux dérange aussi les habitants », se plaint Eddy Joson.

Même son de cloche pour Jean Maurice Jean-Pierre, ancien conseiller de BB/RH. Aujourd’hui, la ville est dans un tel état que les habitants sont forcés de verser des larmes. Je connais cette ville par cœur, d’autant que j’ai été conseiller municipal durant sept années.

La CWA a entamé des travaux pour remplacer des tuyaux pourris. Mais à ce jour, nous n’avons vu aucun tuyau pourri être enlevé… De plus, quand les entrepreneurs installent de nouveaux tuyaux, ne doivent-ils pas procéder à un test pour déterminer s’il y a des fuites ? Ils placent les tuyaux et recouvrent vite les trous », dit-il.