Après avoir pris connaissance des deux affidavits logés par la famille Moorar hier matin, le ministère des Infrastructures publiques et celui des Terres et du Logement ont soumis à leur tour, au courant de la journée, deux contre-affidavits pour répondre à la famille Moorar. Les deux autorités nient catégoriquement tout ce qui leur est reproché et soulignent que les contestataires ont « empiété sur les terres de l’Etat » et qu’ils avaient bel et bien reçu un avis leur faisant part de la démolition. « The issue of compulsory acquisition does not rise quoad applicants who have encroached on State Land and who were duly served with a notice to squatter in compliance with the law », souligne le ministère des Terres. Le MPI, pour sa part, maintient que l’EIA Report ne s’applique pas pour le projet Metro Express. « Metro Express project is specifically exempted from the requirements of obtaining an Environmental Impact Assessment », souligne le ministère. Et de poursuivre : « The present application is an attempt to frustrate a major government project for improving and modernising the transport system in Mauritius in public interest. »
Par ailleurs, après avoir obtenu un “proxy” de son père, le propriétaire du bail qui est actuellement en Angleterre, Jonathan Gafoor, a pu rejoindre la bataille contre le “demolition order”. Dans un affidavit logé séparé de ceux de la famille Moorar, ce “building contractor” évoque ses craintes quant aux travaux de destruction et estime que ses proches et lui ne pourront plus jouir du même environnement. « Should the existing structure de demolished and/or pulled down, the applicant and the occupiers will have no access to Nelson Mandela Street and this will cause much hardship and inconvenience depriving them  from the peaceful enjoyment of their right of way to reach Nelson Mandela Street », indique Jonathan Gafoor dans son affidavit.