Un accord signé conjointement par le gouvernement, les compagnies d’autobus et les travailleurs du transport. C’est ce que suggère l’Union of Bus Industry Workers (UBIW) au ministre Nando Bodha dans le cadre de la rencontre prévue le 24 août prochain entre ce dernier et les travailleurs du transport. Le syndicat rappelle qu’il a toujours insisté en faveur d’un accord écrit pour garantir la sécurité d’emploi dans le secteur avec l’arrivée du métro.
L’UBIW soumettra cet après-midi ses propositions au ministre des Infrastructures publiques et du Transport, Nando Bodha, en vue de la rencontre du 24 août avec les syndicats de ce secteur. Le syndicat suggère un accord tripartite écrit portant sur la sécurité d’emploi dans le secteur avec l’arrivée du métro. L’UBIW soumet même un “draft” de cet accord pour discussion et une éventuelle signature lors de la rencontre du 24 août.
Il y est suggéré que les propositions soient applicables à partir de la date de la signature du contrat avec la compagnie Larsen and Toubro, soit le 31 juillet 2017, jusqu’à l’implémentation concrète du projet. De même, le “draft” indique que tout licenciement dans les compagnies d’autobus pour des raisons économiques devrait d’abord recevoir l’aval du gouvernement et bénéficier d’un préavis de quatre mois.
Dans un tel contexte, il est suggéré que le gouvernement propose un emploi alternatif, par exemple à la Light Railway Company. Les employés du transport devraient également avoir l’option d’un Early Retirement Scheme, financé conjointement par le gouvernement et les compagnies d’autobus.
Par ailleurs, prenant en considération les gros changements qui s’opéreront dans le secteur du transport avec l’implémentation du projet Metro Express, l’UBIW souhaite que la question des conditions de service dans le secteur soit aussi abordée lors de la rencontre du 24. « C’est un sujet critique, étant donné que l’actuel “collective agreements”, datant de 2013, expire bientôt. »
Le syndicat souhaite ainsi de nouvelles négociations entre les syndicats reconnus et les compagnies d’autobus afin d’améliorer les conditions d’emploi dans le secteur. Faute d’accord collectif, il est suggéré de transférer l’affaire au NRB pour la révision du Remuneration Order ou à la Commission de conciliation et de médiation.
Par ailleurs, l’UBIW continue sa mobilisation sur le projet de Metro Express dans les dépôts des différentes compagnies d’autobus. Ce soir, une assemblée des travailleurs de Triolet Bus Service est prévue. La Corporation nationale de transport ayant refusé la tenue des réunions dans ses locaux, Ashok Subron a adressé une lettre au ministre Bodha. Le négociateur de l’UBIW ne manque pas de lui rappeler qu’il a été lui-même conseiller légal de ce syndicat et qu’à ce titre, il devrait comprendre que le droit de se syndiquer est « fondamental dans un pays démocratique ».
Ashok Subron se plaint de l’attitude « abusive et cavalière » de la direction de la CNT, qui refuse l’accès tant à l’UBIW qu’aux autres syndicats reconnus au « workers’ mess » pendant l’heure du déjeuner, tel que prévu par la loi. Deux demandes, en date du 21 juillet et 10 août, ont été envoyées à la direction de la CNT, qui a exprimé son refus catégorique. Ashok Subron estime qu’à travers ce refus, la CNT est en train de « priver les travailleurs de leurs droits sous l’Employment Relations Act 2008 ».
Par ailleurs, l’UBIW a renvoyé à une date ultérieure la tenue de son Assemblée générale prévue le 24 août compte tenu de la rencontre programmée avec le ministre Bodha le même jour.