Le comité exécutif du front commun des travailleurs du transport, réuni hier matin, avait décidé de démarrer une grève de la faim à partir de vendredi. Mais le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, est intervenu, jouant aux intermédiaires entre les travailleurs du transport et le gouvernement. La date du 24 août a été avancée pour une rencontre. Le front commun attend toutefois la lettre officielle.
Finalement, les travailleurs du transport pourront exprimer leurs craintes et soumettre leurs requêtes au gouvernement, dans le sillage de l’entrée en vigueur du Metro Express. C’est ce qui ressort d’une rencontre entre ces derniers et le leader de l’opposition hier après-midi. Selon Gessyika Frivet, secrétaire du front, « le leader de l’opposition nous a appelés à son bureau hier, après avoir appris que notre grève devait débuter vendredi. Il nous a demandé d’attendre les consultations, mais comme nous l’avions déjà fait ressortir, nous ne savons pas quand ces rencontres allaient avoir lieu. Il est alors intervenu auprès du gouvernement et la date du 24 août nous a été suggérée ».
Avec l’évolution de la situation, la grève de la faim a donc été suspendue. Gessyika Frivet rappelle que le front a toujours été pour le dialogue dès le départ. Et de préciser : « Toutefois, nous attendons toujours la lettre officielle pour être sûre que cette rencontre aura bien lieu. En attendant, nous allons consulter nos hommes de loi pour préparer notre mémoire à présenter ce jour-là. »
Sollicité sur sa démarche, Xavier-Luc Duval confirme avoir rencontré le front commun des travailleurs du transport. Il déclare : « Je suis très concerné par la situation de ces travailleurs du transport qui est assez précaire. La raison est que le gouvernement n’a pas encore donné des détails sur le plan de restructuration du transport en commun, qui va permettre aux compagnies comme RHT, CNT et UBS de survivre. Pour le moment il n’y a eu que des déclarations d’intention. »
Dans de telles conditions, il estime normal que les travailleurs du transport s’inquiètent non seulement pour leur emploi, mais pour leurs conditions. « Il y a des personnes qui ont de nombreuses années de service et qui, avec leur overtime, ont des revenus qui leur ont permis de contracter des emprunts, par exemple. Comment vont-ils faire pour honorer ces engagements. »
Xavier-Luc Duval dit avoir demandé aux travailleurs du transport de ne pas entrer en grève de la faim, qui est un recours ultime après avoir épuisé toutes les autres avenues. « C’est dans cette optique que j’ai contacté le gouvernement pour demander une rencontre formelle et éviter un drame humain. On nous a fait savoir qu’une rencontre est prévue le 24 août à 14 heures. » Il ajoute que si après ces consultations les travailleurs du transport ne sont toujours pas satisfaits, ils pourront toujours opter pour la grève.