Le secrétaire général de l’ACIM, Jayen Chellum, a, dans une lettre adressée au Premier ministre, Pravind Jugnauth, demandé un embargo sur le projet métro express en attendant que le gouvernement entame des consultations avec la population mauricienne et organise un référendum, « comme stipulé dans le programme gouvernemental ». Il dénonce le fait que le gouvernement ait décidé de ne pas produire un EIA avant la concrétisation de ce projet. Pour lui, il s’agit d’une « environmentally unsustainable policy ».
Le secrétaire de l’ACIM estime qu’il y a un manque de transparence concernant le projet métro express, qu’il qualifie de « désastreux » et nécessitant un coût financier très élevé, qui sera puisé des fonds publics. L’ACIM demande l’étude comparative concernant le métro ou le “bus way” qui aurait motivé le gouvernement à aller de l’avant avec le premier nommé. Reprenant ce qui est stipulé dans le programme gouvernemental concernant la construction de « main roads, highways, flyovers and secondary roads  » pour alléger le problème de congestion routière, qui relève qu’en l’absence de cela, « metro surged out of the blues in a sudden surprising move ». Or, dit-il, il y a eu plusieurs propositions qui ont été faites : « LRT or Bus rapid transit, Verdun Terre Rouge Road, The RIng Road, Administrative satellite City at Highlands (…) Now each one is in the pipeline. Do our Governements really plan to solve the congestion problem or rather embark on any remaining major infrastructural projects for reasons known to them only. »
À la suite d’une analyse du Mecanical expert M. Sungeelee, l’ACIM note qu’un “bus way” aurait coûté moins cher, qu’il aurait été concrétisé en moins de temps et qu’il aurait été plus rapide. Les autobus auraient aussi été plus confortables avec plus de places assises et auraient proposé aux passagers des services modernes, comme un accès gratuit à l’Internet via Wi-Fi, à l’instar de l’offre de Rose-Hill Bus Transport. De même, l’ingénieur affirme que les autobus font moins de bruit et que leurs vibrations n’ont pas de conséquences désastreuses sur les bâtiments. « Trains easily damage buildings and roads/rails (Metro express mass nearly 90 tonnes). »
Jayen Chellum déplore le fait que l’ACIM de même que d’autres organisations, qui depuis de longues années oeuvrent pour le bien-être du public, n’aient pas été consultées pour ce projet. Il note que dans son programme gouvernemental, le gouvernement se dit déterminé à protéger les droits des Mauriciens et « widens the contours of our democracy » en se fondant sur la Constitution, qui « gurantees fundamental rights and freedom of a citizen of the country », ou « there has been no such guarantee for the population to address burning issues ». Avec la concrétisation de ce projet, ajoute-t-il, ce sont aussi les emplois des employés du secteur des transports qui sont menacés.  
Jayen Chellum regrette aussi la couverture de la MBC concernant l’actualité en la qualifiant de « propagande » gouvernementale. « Au lieu de faire payer des MaBC Licence Fees à la population, le gouvernement aurait dû financer la MBC », dit-il.
Un autre sujet brûlant concerne la concrétisation d’un projet d’une telle envergure « sans une étude EIA ». Il poursuit : « The Government of Mauritius yielded its environmental safeguards on EIA to suit the Indian governments outright war on the Environment in order to promote PM Modi’s drive for infrastructural development in Indian. » Et d’ajouter : « In Mauritius, we are exempting EIA on a project impacting all of our towns! Do we realise the immensity of the concession we have made ? Who made that and based in whose advice ? » De ce fait, estime-t-il, Maurice est en train de « vendre sa souveraineté » sur certains projets nationaux. « It has caved in on crucial environmental safeguards. What will happen to the environment Agalega when Mauritius allows India to start certain projects there? » L’ACIM demande un référendum national concernant la concrétisation du projet de métro express.