Le secrétaire de l’ACIM, Jayen Chellum, entouré des membres de la plateforme anti-métro Pu enn transport alternativ vyab, a tenu un point de presse hier matin où il a dit avoir écrit à la présidente de la République Ameenah Gurib-Fakim concernant l’engagement du gouvernement, dans son programme de 2015-2019, et lu à l’Assemblée nationale, concernant les référendums qui seraient organisés sur des thèmes d’intérêt public. À cette occasion, rappelle le secrétaire de l’ACIM, il avait ainsi été mentionné que « that government would give referendum for major issues of public interest as quoted below: Nationwide referendums will be held on matters of utmost importance and relating to public interest ». Arguant que le projet de métro est « an issue », il dit ainsi regretter que « malheureusement, il n’y a eu aucune participation du public ».
Jayen Chellum a également qualifié la situation politique actuelle de « précaire ». Revenant sur la décision de la Cour suprême d’autoriser le DPP à recourir au Privy Council – dans le cadre de l’affaire MedPoint –, laquelle a « différentes interprétations », il se demande si, dans de telles conditions, « le gouvernement peut légitimement prendre une décision concernant le projet le plus coûteux de notre histoire que représente le métro express ? ». Raison pour laquelle, dit-il, l’ACIM réclame une rencontre avec la présidente de la République, soit « pour parler du métro », ajoutant que si cette requête n’était pas acceptée, la plateforme anti-métro prendrait alors « position sur ce sujet ».
Selon lui, la plateforme anti-métro estime le projet « trop coûteux », affirmant que « c’est grâce aux démarches entreprises par la plateforme que le gouvernement a dû commander une étude environnementale », faite par la Singapore Corporation Enterprise. S’appuyant sur un article qu’il aurait lu dans un hebdomadaire selon lequel l’Inde aurait demandé à Maurice d’organiser de nouvelles élections, Jayen Chellum estima que « si cela se révèle vrai, cela appuiera la position que mène la plateforme anti-métro pour demander un référendum ». Le gouvernement mauricien, dit-il encore, « doit donner des informations précises » à la population. « Jusqu’à présent, la demande de la plateforme anti-métro a été ignorée. » Dans la lettre adressée à la  présidente de la République, Jayen Chellum y dit vouloir soulever « plusieurs points importants » reposant sur « the issue of commitment of extension of the democratic space of this country and to share our utmost concerns in this project and more specially the fact that the Government Programme that the President read mentioned the extension of these democratic spaces and ask her that in this major projects there is a need of people’s participation for their success ». Le secrétaire de l’ACIM termine en disant que « le deal du métro express étant bientôt finalisé, l’ACIM souhaite avoir une rencontre  imminente avec la présidente afin qu’elle soulève avec le Premier ministre la question du référendum ».