Le projet de Mauritius Light Rapid Transit (MLRT), connu comme le métro léger, l’un des plus importants chantiers d’infrastructure au coût estimé de Rs 22 milliards, prend forme graduellement. Avec l’adjudication de ce contrat prévue pour le mois d’octobre prochain et subséquemment le début des travaux vers la fin de l’année au plus tôt, trois priorités s’imposent au niveau de la Mass Transit Unit, installée au ministère des Infrastructures publiques, en l’occurrence la mise au point des procédures pour l’allocation de ce contrat sous le Public Private Partnership (PPP), la disponibilité dans les meilleurs délais des sites le long du tracé sur le corridor entre Curepipe et Port-Louis, et surtout le montage financier le plus économique pour Maurice. A ce jour, les détails techniques et même le tracé sont classés confidentiels, au point où même les municipalités des cinq villes concernées se plaignent de l’absence de transparence de la part des autorités compétentes devant les dernières sommations formelles de libérer séance tenante les sites inclus dans le projet de métro léger.
Des recoupements d’informations effectués par Week-Endde sources bien informées, le choix des contracteurs pour la réalisation de ce projet, susceptible de transformer le paysage urbain, se résumera à deux consortiums étrangers sur les six groupes préqualifiés pour l’exercice de Request For Proposal lancé en novembre de l’année dernière. La date limite pour la soumission des cotations avait été étendue du 25 avril au 23 mai 2014 à la demande de deux des soumissionnaires étrangers.
À la fermeture de la Request for Proposal, deux prétendants pour le projet de Light Rapid Transit System restent encore en lice, soit Afcons Infrastructure Ltd (Inde) et China State Construction Engineering Co. Ltd. Les quatre autres, notamment MRTP Consortium, comprenant Bouygues, Alstom Transport et Egis Rail de France, Rapid Link Consortium de Bombardier, Keolis et Aveng d’Espagne, le MCJ Consortium, un groupe de sociétés chinoises et le Joint-Venture BCEG/BUEDRI/BMTRO de la République populaire de Chine, se sont retirés.
À ce jour, les propositions du groupe indien et de la société chinoise ont été transmises à un comité composé de spécialistes de la Singapore Cooperation Enterprise et du gouvernement mauricien à des fins d’évaluation. Cet exercice se déroule sous de strictes conditions de sécurité et de confidentialité, alors qu’une mission de la Singapore Cooperation Enterprise est annoncée dans les semaines à venir pour des consultations cruciales avec les autorités mauriciennes.