Le relogement de 800 colporteurs de la capitale à la Gare Victoria est remis en question par une lettre du ministère des Administrations régionales en date du 23 janvier. Selon ce ministère, le site Decaen ne pourra pas être utilisé car toute activité de marchands ambulants dans cette zone ne pourra se poursuivre avec la finalisation du projet de métro léger.
La municipalité de Port-Louis devra trouver une autre solution en vue de reloger les colporteurs, interdits d’opérer dans un rayon de 500 mètres autour du Marché central, sur le site Decaen (Gare Victoria). Une correspondance des Administrations régionales en date du 23 janvier a informé la mairie qu’il faudra trouver un autre espace pour les accueillir dès « la finalisation du projet de métro léger ».
Pour le lord-maire, ce projet du gouvernement ne constituera pas un obstacle pour le relogement des colporteurs. « Le conseil se penche déjà sur un projet de relogement de substitution », déclare Aslam Hossenally.
Plusieurs marchands ambulants expriment leur colère. « Des millions de roupies ont été injectées dans ce projet. Et c’est maintenant que le ministère se rend compte que le site se situe sur le tracé du métro léger ? », se demandent-ils.
Concernant le manque à gagner depuis l’application de l’ordre de la Cour suprême, les marchands ambulants disent que le gouvernement est en train de porter atteinte à leur droit de travail. « Devrons-nous attendre encore pour être relogés ? » s’interrogent-ils. Et d’ajouter : « Les membres du comité présidé par le ministre des Infrastructures publiques Anil Bachoo sont les mieux informés en ce qui concerne l’avancement du projet de métro léger. Ils savaient que l’ancien bâtiment de la National Transport Authority serait inapproprié. Or, ils n’ont pu prédire que le site Decaen allait aussi faire partie de ce projet. » Pour Hyder Raman, président de la Street Vendors Association (SVA) c’est un « coup de massue » pour les colporteurs. « C’est un retour à la case départ », affirme-t-il, en ajoutant que les marchands ambulants ont été « délaissés » par les autorités gouvernementales qui n’ont pas pris en considération les réclamations de la SVA, dont pour la mise en place d’un projet à long terme pour leur relogement.