Booshan Prayagsing, 24 ans, qui a plaidé coupable du meurtre de sa petite amie Janeeta Ramchurn, le 7 mars 2013, sur les flancs de La Citadelle, à Port-Louis, a été condamné à 26 ans de réclusion criminelle. Dans sa sentence, la juge Shameem Hamuth-Laulloo a condamné le fait que « la violence domestique est devenue chose courante dans notre pays » et a souligné que « la cour a le devoir et la responsabilité de ne pas prendre à la légère ce genre de crime », avant d’infliger une peine de 26 ans de prison à Booshan Prayasing.

Six ans après le meurtre de sa petite amie, Janeeta Ramchurn, alors âgée de 18 ans, Kunal Prayagsing était poursuivi devant les Assises. Ce crime passionnel remonte au 7 mars 2013 et avait fait couler beaucoup d’encre. Le corps de Janeeta Ramchurn, dont la disparition avait été signalée, avait été retrouvé dans un buisson à La Citadelle. Le petit ami de la jeune femme, Booshan Prayagsing, qui était âgé de 19 ans au moment des faits, était passé aux aveux. Dans sa déclaration aux éléments de la Major Crime Investigation Team (MCIT) après son arrestation, le jeune homme, habitant Phoenix et mécanicien de son état, avait expliqué n’avoir pas digéré le fait que Janeeta Ramchurn lui ait avoué qu’elle éprouvait des sentiments pour un autre homme.

Le jour du drame, le couple s’était rencontré à la gare du Nord. La victime devait suivre le jeune homme sur le flanc de La Citadelle faisant face à l’hippodrome du Champ-de-Mars pour des explications sur l’avenir de leur relation. La discussion entre Janeeta Ramchurn et Booshan Prayagsing devait prendre une tournure des plus dramatiques, avec les deux jeunes qui en sont venus aux mains.

Selon l’accusé, la victime l’aurait giflé dans un premier temps. Le couple a même fait une chute dans les buissons de La Citadelle avant que le drame ne se joue. Le jeune homme a alors commencé à étouffer sa petite amie. Il devait ensuite abandonner le corps de la jeune femme. La découverte macabre avait été faite dans la soirée. Lors de son interrogatoire, Booshan Prayagsing avait exprimé ses regrets auprès des enquêteurs de la MCIT en affirmant qu’il avait tenté de réanimer Janeeta Ramchurn lorsqu’il a constaté qu’elle ne respirait plus.

« Mo sagrin aster. Mo regrete, mo pann konpran ki ti pe arive. Monn esay fer masaz kardiak ek fer bous a bous. Lerla monn fer enn kiss lor so fron kan mon konpran ki mo pa pou retrouv li ankor », avait-il expliqué. Dans son jugement, la juge Shameem Hamuth-Laulloo a soutenu que cette violence chez les couples « est devenue un fléau dans notre société », ajoutant « qu’une telle violence ne peut et ne sera pas encouragée dans une démocratie et une telle violence causant la mort d’une personne ne peut en aucune circonstance faire l’objet de clémence de la cour ». Sur les 26 ans qu’il passera en prison, les 2 180 jours passés en détention seront déduits.

Lors de ce procès, Booshan Prayagsing était défendu par Mes Rama Valayden, Askshaye Cheenatur et Shahzaad Mungoo. La poursuite était représentée par Mes Asha Ramano-Egan, Assistant Director of Public Prosecutions.