L’enquête policière sur la mort suspecte de Madhvi Doorgakant, 55 ans, dans la soirée de samedi, a abouti à l’arrestation de son époux Leeladhar Doorgakant, 56 ans, et du fils de ce dernier, Parheswar Sharma Doorgakant, 24 ans. Le principal suspect, Leeladhar Doorgakant, accusé par la police d’avoir battu à mort sa femme, rejette cependant les allégations portées contre lui.
Selon les indications disponibles, il était vers 20 h 20 samedi quand Leeladhar Doorgakant, technicien de profession chez Mauritius Telecom et son fils Parheswar, Finance Officer, se sont présentés avec le corps inerte de Madhvi au Princess Margaret Orthopaedic Centre. Dès le départ, Leeladhar Doorgakant a soutenu que sa femme avait fait une chute et qu’il l’a par la suite trouvée inconsciente dans la chambre à coucher. Cependant, le rapport d’autopsie du Chief Police Medical Officer, le Dr Soodesh Kumar Gungadin, a révélé que la mort de Madhvi Doorgakant relève d’un cas de « Foul Play » ; la femme de 55 ans ayant été décédé des suites d’une « rupture of the liver » et non de cause naturelle comme a tenté de vendre l’époux.
Avec ce rapport accablant et compte tenu des « circumstantial evidence », les enquêteurs de la CID de la Central Division ont procédé à l’arrestation de Leeladhar Doorgakant et de son fils Parheswar Sharma Doorgakant, issu de son premier mariage. Interrogés par les limiers hier, tous deux ont nié les allégations d’agression, soutenant que Madhvi était une alcoolique. À ce matin, le principal suspect Leeladhar Doorgakant campait toujours sur sa position. Les deux prévenus devraient comparaître en cour de Curepipe dans la journée pour leurs accusations provisoires. Vers midi un véhicule banalisé de la police a conduit le suspect Leeladhar Doorgakant à la cour de Curepipe mais pour des raisons inconnues, le véhicule a fait demi-tour.
Par ailleurs, les informations disponibles sur le terrain avancent que Madhvi Doorgakant était victime de violences. L’entourage de la famille et des voisins à Allé-Brillant allèguent que les disputes conjugales étaient fréquentes chez les Doorgakant et que Madhvi portait souvent des traces de blessures.
Par ailleurs, soulignons que la première épouse de Leeladhar Doorgakant est décédée il y a environ 18 ans des suites de brûlures. Avant de succomber à ses brûlures, la femme avait déclaré à la police, que c’est en réchauffant un repas que le drame s’est produit.