Un des prochains “twists and turns” dans l’enquête préliminaire devant le tribunal de Mapou sur le meurtre de l’Irlandaise Michaela Harte, 27 ans, dans la chambre 1025 du Legends Hotel de Grand-Gaube le 10 janvier dernier, pourrait être une initiative du State Law Office. Avec ce développement, Me Ravi Rutnah, dont les services ont été retenus par l’un des deux suspects Avinash Treebhowoon et Sandip Moneea, pourrait se retrouver dans une position relativement compromettante. Par ailleurs, la Judicial Review du Ruling de la Senior Magistrate du tribunal de Mapou Sheila Bonomally, qui a refusé de se récuser, n’a pas été prise ce matin devant la Cour suprême.
Dans les milieux proches du ministère Public, l’on indique que Me Rutnah a été mal inspiré de ne pas tenir en ligne de compte la première attaque menée avec des gants de velours la semaine dernière par Me Mehdi Choonee du State Law Office lui demandant de se désister au sein de l’équipe d’hommes de loi de la défense. Cette requête a été évoquée par le State Law Office dès l’ouverture de l’enquête préliminaire lundi dernier.
Mais devant les derniers développements avec la teneur de la première partie de l’affidavit juré par le meurtrier présumé Avinash Treebhowoon pour les besoins de la Judicial Review, le State Law Office envisage de passer à l’offensive dans les meilleurs délais pour acculer Me Rutnah, qui a assisté le suspect N°1 lors de la partie initiale des interrogatoires par la Major Crime Investigation Team (MCIT).
En effet, dans l’affidavit rédigé par Me Richard Toulouse (avoué), Avinash Treebhowoon porte de graves allégations d’actes de brutalité policière contre des limiers de la MCIT lors des interrogatoires peu après son arrestation le 11 janvier. « On the 11th January 2011, I was arrested and brought to Grand-Gaube police station. I was interviewed there and two statements were recorded from me on 10th and 11th January 2011 whereby I told the police the whole truth », fait-il comprendre dans l’affidavit soumis en Cour suprême.
Avinash Treebhowoon soutient que par la suite, il a été pris en charge par des membres de la MCIT pour son transfert au poste de police de Pointe-aux-Canonniers. « I was being beaten up, threatened and coerced to confess to a crime that I had not committed », a-t-il élaboré sur cette question de brutalité policière. Lors de sa comparution en Cour de Mapou, il devait faire état d’un traitement infligé.
« I was again taken away by MCIT officers who became more aggressive. They denied me access to my counsel. They repeatedly tortured me. They also theatened to arrest and torture my wife whom they had called for interrogation as well. I was so terrorised by MCIT officers that I had no option than to sign whatever my aggressors imposed on me », poursuit le suspect.
Toujours dans son affidavit, le suspect N°1 nie les accusations de meurtre portées contre lui. « In fact other than the tainted confession, there is no independent evidence whatsoever whether scientific or otherwise against me save and except that the police contends that allegedly one Raj Theekoy apparently saw me coming out of room 1025 and that I allegedly told him not to tell anyone that he saw me leaving the room », s’est-il appesanti.