Les efforts déployés au cours de ces six dernières semaines par les hommes de la Major Crime Investigation Team du chef inspecteur Rugbur et de l’inspecteur Jokhoo, en collaboration avec des enquêteurs de la CID de la Western Division, commencent à porter leurs fruits. Une première arrestation est intervenue en fin de semaine dans l’enquête sur le meurtre du bassin Cahin, à Petit-Verger, où ont été jetés les morceaux du corps de Mantee Murchoyea, 55 ans. Le meurtre aurait été commis dans la nuit du 23 au 24 février tandis que la découverte macabre a été faite tôt le 24. Jusqu’ici, l’arme du crime n’a pas encore été retrouvée, de même que le lieu où ce dernier a été commis n’a été confirmé.
Mardaye Kalingi, âgée de 40 ans, habitant le morcellement St-André – qui a été appréhendée vendredi soir par la Major Crime Investigation Team –, a été inculpée de “Conspiracy” dans le meurtre de Mantee Murchoyea. Elle a été reconduite en cellule policière jusqu’à lundi  à des fins d’enquête. C’est la première arrestation opérée depuis le début de l’affaire, le 24 février dernier.
Cette habitante du morcellement St-André, qui a subi des séances d’interrogatoires musclées durant le week-end, rejette catégoriquement les accusations qui pèsent sur elle. À ce stade, peu d’indications ont transpiré quant à la teneur des preuves en possession des enquêteurs pour soutenir cette accusation. Mais la police soupçonne que Mardaye Kalingi serait en possession d’informations cruciales sur les déplacements et les contacts de la victime au cours des dernières 24 heures précédant le crime.
D’autres sources avancent que le nom de la suspecte est remonté à la surface lors de l’examen de la liste des appels téléphoniques et de SMS échangés par la victime dans la journée du dimanche 23 février. D’autres arrestations et interrogatoires sont à prévoir dans les jours à venir.
Cette première détention provisoire relance l’enquête sur de nouvelles bases car les responsables de ce dossier n’écartent pas la possibilité que Mantee Murchoyea aurait pu être victime d’une affaire de jalousie, entre femmes. Jusqu’ici, plusieurs scénarios ont été envisagés pour expliquer l’atrocité de l’acte, de la sorcellerie à la vengeance pure et simple, sans oublier le mobile du vol.
D’autres sources avancent que le véritable « breakthrough » dans cette enquête, où la victime a été découpée à la tronçonneuse, sera franchi quand l’arme du crime sera retrouvée ou que le lieu du crime sera identifié. Mais tel n’est pas encore le cas !