Poursuivis pour le meurtre de Balmy Ramhit, un habitant de Cité Barkly, Clifford Volcy, 43 ans, et Jean-Éric Syatous ont été condamnés hier par la Cour d’assises à 30 ans de prison chacun.
Lors du verdict, la juge Gaytree Jugessur-Manna est revenue sur la gravité du délit et les conditions dans lesquelles ce crime a été commis. Le 19 septembre 2009, Balmy Ramhit avait été égorgé à son domicile à Cité Barkly. Les précédentes condamnations pour des délits de vol avec violence et d’autres cas d’agression des deux accusés ont aussi été pris en compte. Les 2 086 et 2 027 jours passés en détention préventive par Clifford Volcy et Jean-Éric Syatous seront déduits de la sentence. « In the present case, I note that the deceased was of 73 years old and was residing in the same locality as the accused. It is not disputed that accused No. 1 pulled the deceased, injured him with a knife and smothered him while accused No. 2 immobilised the deceased by tying his hands and feet with electric wires. The manner in which the deceased was killed shows that both accused have utter disrespect for human life and have, for petty gains, violently attacked a harmless old man in his home where he was supposed to be safe. Violence of this nature against senior citizens is unacceptable and needs to be dealt with severely », a soutenu la juge.
Lors de leur procès, qui avait été entendu lundi dernier, Clifford Vocy et Jean-Éric Syatous, défendus par Mes Gaytree Dayal et Sidharta Hawoldar respectivement, avaient plaidé coupables. Le District Court Officer de la Cour de Rose-Hill, le premier témoin à déposer, avait présenté toutes les pièces à conviction produites lors de l’enquête préliminaire : les vêtements de la victime, les fils électriques utilisés pour la ligoter ainsi que les lames et couteaux utilisés lors de l’agression. Le PC Gunputh du Scene of Crime Office (SOCO), appelé à témoigner, avait déclaré que la victime avait été retrouvée ligotée au beau milieu de son salon plongé dans l’obscurité. Elle était nue et couverte de sang. Les agresseurs avaient utilisé une partie de ses vêtements et des fils électriques pour la ligoter. Des objets étaient éparpillés partout dans le salon et il y avait du sang sur les murs.
Les officiers du Forensic Science Laboratory avaient avancé que le sang retrouvé sur les murs indiquait qu’il y avait eu un « spill of blood » dû à la pression. Le médecin légiste Dr Maxwell Monvoisin avait attribué la cause du décès à une asphyxie. L’inspecteur Frichot, l’enquêteur principal dans cette affaire, a indiqué avoir enregistré quatre dépositions des accusés, qui habitaient tous deux à 200 mètres de la maison de Balmy Ramhit. Ils avaient avoué que celui-ci était mort suite à une tentative de cambriolage qui avait mal tourné. Dans leurs dépositions, ils avaient soutenu qu’ils n’avaient aucune intention de le tuer, mais que les choses avaient pris une autre tournure.