Le procès intenté à l’ancien Assistant Production Manager de la compagnie Lam Po Tang, Sanjeev Nunkoo, pour complicité dans le cadre du meurtre d’Hélène Lam Po Tang, a repris ce matin devant les Assises avec l’audition des témoins. Le surintendant Daniel Monvoisin, celui qui était chargé d’informer l’accusé de la charge qui pesait sur lui alors qu’il était en détention à la prison de GRNO, a indiqué en Cour hier que Sanjeev Nunkoo avait fait une déclaration. L’accusé avait demandé une enquête par une équipe indépendante. « La verite ti pou sorti, mo pa konpran kifer la polis inn prese pou ran lekor madam-la », avait-il confié au surintendant Monvoisin.
En Cour, le surintendant Daniel Monvoisin a indiqué qu’il n’était pas impliqué dans l’enquête. Toutefois le 25 juin 2011, il était chargé de rencontrer Sanjeev Nunkoo à la prison de GRNO pour lui informer de la charge formelle de meurtre qui pesait sur lui. L’avocat de la défense, Me Rama Valayden, lui a alors demandé à quel moment de l’enquête la charge formelle avait été logée. Le surintendant Monvoisin a répondu que la charge formelle est émise uniquement après que la police a bouclé son enquête.
Le SP Monvoisin a aussi indiqué que l’accusé avait tenu à faire une déclaration lors de cette rencontre. « Mo deman enn lanket par enn lekip indepandant, lerla la verite pou sorti. Mo pa konpran kifer MCIT inn prese pou ran lekor madam-la », avait-il déclaré au SP Monvoisin.
Par ailleurs, le PS Rajkumar Ramnarain, le premier policier présent sur les lieux du crime après avoir reçu un appel du beau-frère de la victime, a déposé. Le beau-frère d’Hélène Lam Po Tang lui avait fait comprendre au téléphone que son épouse et lui étaient venus récupérer la victime et ils l’attendaient à l’extérieur depuis longtemps et c’est là qu’ils ont découvert le cadavre d’Hélène Lam Po Tang dans sa chambre à coucher. Le policier a soutenu que la porte était fermée, mais pas verrouillée. « Toutes les fenêtres étaient fermées. Je suis passé par le couloir et là sur une petite table j’ai vu un cendrier dans lequel il y avait deux clés. Je me suis par la suite dirigé vers la chambre à coucher où était le cadavre d’Hélène Lam Po Tang dans une mare de sang. Tout était en ordre dans la maison. J’ai ensuite appelé le SAMU qui sur place n’a fait que confirmer son décès », a-t-il relaté.
Par la suite, le beau-frère de la victime lui avait parlé de quelqu’un qui s’était identifié comme étant Gary Lam Po Tang au téléphone. « Mo mem so mari get enn kou amenn li klinik », lui avait-il dit au téléphone. Le district clerk ainsi que les photographes et membres du SOCO ont aussi déposé.
Rappelons que Sanjeev Nunkoo a été le premier suspect arrêté après l’assassinat d’Hélène Lam Po Tang, épouse de Gary Lam Po Tang – PDG d’une usine qui porte son nom. Le suspect était initialement poursuivi sous une charge d’assassinat. Cependant, en juillet 2014, le Directeur des Poursuites publiques (DPP), Satyajit Boolell, avait décidé d’initier le procès contre Sanjeev Nunkoo sous un acte d’accusation de « aiding and abetting the author of a crime », soit d’avoir aidé une autre personne à causer la mort d’Hélène Lam Po Tang.
Le couple Lam Po Tang, dont la fille est établie à l’étranger, habitait avenue des Roses, Morcellement Swan, Baie-du-Tombeau. Le corps de la victime de 61 ans a été découvert le 15 octobre 2010 dans sa maison par son beau-frère et sa soeur. L’autopsie effectuée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin avait révélé qu’Hélène Lam Po Tang a eu le corps lardé de plus de 30 coups d’arme tranchante.