Le verdict est tombé hier. Marie Prisca Ajéon, une prostituée de 27 ans, a écopé de 25 ans de prison pour le meurtre de Prithiviraj Gajadur commis le 26 août 2012. La jeune femme avait avoué dans ses dépositions à la police qu’elle avait comploté, avec son compagnon, « pour dépouiller la victime » et qu’ils avaient tous deux agressé cette dernière à mort à l’arme blanche « pour qu’elle ne la dénonce pas ».
« It is quite deplorable and unacceptable that people could think of no other way to fend for a living, and this, even when, like the accused, experiencing the misfortune of being uneducated, poor and homeless », a dit le juge Benjamin Marie-Joseph avant de prononcer son verdict dans le procès intenté à Marie Priska Ajéon, qui répondait d’une accusation de “manslaughter”. Le juge, bien qu’ayant pris en considération le fait que l’accusée a plaidé coupable de l’accusation portée contre elle et qu’elle a coopéré avec l’enquête policière, n’a pas manqué de rappeler la gravité de ses actes. « Au moment de ce crime, l’accusée s’était déjà embarquée dans une carrière criminelle, et représente un danger pour la société », a statué le juge.
Le procès de Marie Priska Ajéon a débuté le 14 juillet devant les Assises. L’accusée avait plaidé coupable. Le Dr Soodesh Kumar Gungadin, Chief Police Medical Officer, avait été appelé pour présenter les conclusions de l’autopsie. Selon son rapport, la victime avait été poignardée une dizaine de fois à l’abdomen et à l’estomac. Elle portait des incisions au cou et au bras droit et son foie ainsi que son intestin avaient été perforés. La cause de son décès avait été attribuée à un « shock due to stabbed wounds of the chest and abdomen ».
Le corps de Prithiviraj Gujadhur, un inspecteur municipal, avait été découvert le 26 août 2012 sur un terrain abandonné rue Édison, à Rose-Hill. Marie Prisca Ajéon, alors âgée de 21 ans et habitant cité Barkly, avait été appréhendée le lendemain rôdant dans les parages du club Jumbo sur la route Royale, à Rose-Hill. Interrogée par la police, elle devait avouer son crime, perpétré de concert avec son compagnon.
Le soir du drame, l’accusée avait aperçu la victime, qu’elle connaissait, et l’avait abordée dans les environs du restaurant Coin Idéal pour des services sexuels. La femme devait s’engouffrer dans le véhicule de l’inspecteur municipal pour prendre la direction du terrain abandonné, rue Édison. Alors qu’il avait garé son véhicule, Pritviraj Gajadur devait se retrouver face au compagnon de Priska Ajéon. Il devait recevoir les premiers coups d’une arme blanche alors qu’il tentait de fuir au volant de sa voiture. L’accusée avait informé son compagnon de l’arrivée de la voiture. Elle a concédé qu’elle avait aidé à maîtriser et à agresser la victime. Prithiviraj Gajadur avait été traîné par ses agresseurs jusqu’au terrain vague où il a été abandonné. Avant d’évacuer les lieux, Marie Prisca Ajéon et son compagnon avaient fait main basse sur la somme de Rs 2 500 et le portable de la victime.