Dharma Juggiah, accusé d’avoir agressé mortellement Louis David Laprovidence, un maçon de 31 ans, en 2010, a comparu devant la Cour d’assises ce matin. Ayant plaidé coupable sous une charge réduite de « wilfully and unlawfully inflicted wounds and blows causing death without intention to kill », il s’est vu infliger une peine de prison de dix ans. Le juge Benjamin Marie-Joseph a considéré la gravité du délit et le fait que l’accusé a admis avoir agressé mortellement le défunt dans ses dépositions à la police.
Dharma Juggiah, accusé d’avoir mortellement agressé Louis David Laprovidence en 2010 lors d’une dispute, devra purger dix ans de prison. Le juge Benjamin Marie-Joseph a considéré le fait que l’accusé a admis son méfait dans ses dépositions, qu’il n’avait pas l’intention de le tuer lors de leur dispute et aussi la gravité du délit, car il y a eu mort d’homme. Par ailleurs, les 1 561 jours passés en détention seront déduits de sa sentence.
Dans les trois dépositions de l’accusé, lues par l’inspecteur de police Mohesh de la CID, l’accusé admet avoir poignardé Louis David Laprovidence après une discussion autour d’une somme d’argent qu’il ne voulait pas lui prêter. Dharma Juggiah explique ainsi que ce jour-là, il était allé tenter sa chance au casino Pallagames, à Rose-Belle. Il en est sorti l’après-midi avec une somme d’argent importante et allé fêter cela dans un bar. En chemin, il rencontre Louis David Laprovidence à qui il demande de le joindre. Alors qu’ils discutent, la victime lui demande une somme de Rs 200. Il refuse la requête, la victime commence à l’injurier et lui donne des coups de poing au visage. Dans un moment de colère, l’accusé retire un cutter de sa poche et le plante dans la poitrine de la victime. Tout de suite après, regrettant son geste, l’accusé détruit l’arme et la jette. Selon lui, deux témoins ayant vu la scène se seraient jetés sur lui pour le tabasser. Il a fini à l’hôpital où il apprend que Louis David Laprovidence a succombé à ses blessures.
Selon l’autopsie du Dr Sudesh Kumar Gungadin, le Chef du service médico-légal de la police, la cause du décès est une « stab wound to the heart ».
Le représentant de la poursuite, Me Pravind Harrah, avait demandé une peine d’emprisonnement de douze ans, en prenant comme exemple quelques cas similaires. Dharma Juggiah a dit regretter son acte, et a fait ses excuses à toutes les personnes concernées ainsi qu’à la société. Me Neelkanth Dulloo, son homme de loi, a demandé une sentence moindre suivant la coopération de son client, ses excuses et le fait qu’il a plaidé coupable.