Sooriadev Cheetamun, un maçon d’une trentaine d’années, est poursuivi devant les Assises pour l’agression mortelle de Chandrama Bullywon, une octogénaire, en 2013. Il a comparu devant le juge Prithviraj Fekna hier. L’accusé a décidé de plaider coupable sous une charge réduite.
Sooriadev Cheetamun était initialement poursuivi pour meurtre devant les Assises. Il avait signifié son intention de plaider coupable si le DPP considérait une réduction de la charge portée contre lui, ce qui lui a été accordé. L’accusé a donc plaidé coupable, hier, sous une charge réduite de coups et blessures causant la mort sans intention de la donner, ainsi qu’une charge de viol. Le procès sera entendu sur le fond ce jeudi. La poursuite est représentée par Me Raj Baungally, Me Pravin Harrah et Me Dawoodary.
Chandrama Bullywon, âgée de 80 ans, avait rendu l’âme après avoir été agressée et violée à son domicile à Camp-Fouquereaux, le 22 avril 2013. Sooriadev Cheetamun, un habitant de Phoenix âgé de 25 ans à l’époque, avait été arrêté par la suite. Ce sont les cris de détresse de la victime qui avaient, ce jour-là, alerté les voisins, lesquels étaient parvenus à maîtriser le jeune homme, qui tentait de s’enfuir de la maison de la retraitée. L’octogénaire avait été découverte à moitié nue dans son lit avec de multiples blessures au visage. Elle avait été évacuée d’urgence vers le Princess Margaret Orthopaedic Centre pour les premiers soins.
L’examen pratiqué sur la victime avait confirmé qu’elle avait subi des sévices sexuels. Elle a cependant rendu l’âme peu après sur son lit d’hôpital. À la police, Sooriadev Cheetamun avait expliqué qu’il était descendu d’un autobus après une partie de beuverie. Il s’est ensuite dirigé vers la maison de Chandrama Bullywon pour demander à la vieille dame de lui « donner quelques pamplemousses », mais cette dernière lui aurait demandé de « revini taler ».
Le suspect est revenu plus tard à la charge en s’introduisant dans la cour de Chandrama Bullywon. Il a ensuite embrassé cette dernière sur les joues, avant que l’octogénaire ne se réfugie dans sa maison. L’accusé s’est alors introduit dans la demeure en passant par la fenêtre du salon. Il s’est précipité sur la victime pour l’agresser sexuellement et lui a infligé des coups mortels au visage.
Dans cette affaire, son homme de loi, Me Deepak Rutnah, avait présenté une motion pour la remise en liberté conditionnelle de son client. L’inspecteur Ramburn, Main Enquiring Officer, avait objecté à cette motion, évoquant le risque que le jeune homme ne commette d’autres délits similaires s’il est relâché.