Sourier Érrapah, un habitant de Rose-Belle âgé de 34 ans, a comparu aux Assises ce matin devant le juge Benjamin Marie Joseph. Accusé du meurtre du vigile Lakshman Rao Yenkadu, dont le cadavre a été retrouvé carbonisé dans un champ de cannes en 2011, il a fait part au tribunal qu’il n’a pas encore pu retenir les services d’un avocat. Le procès a été ajourné au 13 janvier afin qu’une décision soit prise à ce sujet.
À peine 12 heures après la découverte du cadavre carbonisé du vigile Lakshman Rao Yenkadu, aussi connu sous le nom de Vinod Vengadoo – et qui était âgé de 59 ans –, Sourier Érrapah avaient été appréhendées par la MCIT, alors menée par le surintendant de police Yousouf Soopun, en collaboration avec la CID de Rose-Belle. L’accusé aurait en effet commis l’erreur de retourner sur les lieux du crime en se cachant dans un champ de cannes afin d’épier les mouvements des policiers. Mais lors d’une battue dans les parages, des membres de la MCIT l’ont aperçu avant de l’emmener au poste de police de Rose-Belle pour interrogatoire.
Dans un premier temps, le suspect a nié toute implication dans le meurtre du vigile. Mais celui-ci a toutefois été trahi par des blessures et des traces de brûlure qu’il portait au visage. Questionné sur la provenance de ces marques, il devait rapidement passer aux aveux. Il avait ainsi confirmé s’être rendu avec un complice, un certain Josian Daniel Laverdure, sur les lieux du crime en pleine nuit en vue de mettre la main sur de vieilles ferrailles et des batteries de véhicules. Mais les deux hommes auraient été surpris par le veilleur de nuit. Une dispute devait s’ensuivre. La victime aurait alors été sauvagement agressée, notamment par huit coups de “sabre” portés à la tête et au cou. Lorsque le vigile s’est écroulé, les deux malfrats ont alors décidé de mettre le feu à une Fertiliser Spraying Machine ainsi qu’à des batteries usagées. En brûlant le corps de leur victime, ils espéraient ainsi camoufler leur agression. Les deux hommes ont ensuite pris la fuite en abandonnant leur victime. L’autopsie, pratiquée alors par le Chief Police Medical Officer le Dr Sudesh Kumar Gungadin à la morgue du Princess Margaret Orthopaedic Centre, a a attribué le décès à un “shock following multiple chops at head and neck”. L’accusé n’ayant pu retenir les services d’un avocat, il devra comparaître à nouveau aux Assises le 13 janvier afin que lui soit communiquée la décision de la cour.