Poursuivi pour le meurtre de son arrière-grand-mère Andréa Thérèse, Louis Kennedy Thérèse a comparu devant les Assises hier. Le représentant du Directeur des Poursuites publiques, Me Shakeel Bhoyroo, a informé la cour hier que le jeune homme, qui suit des traitements psychiatriques depuis 2009, avait fait part de son intention de plaider coupable durant l’enquête préliminaire. L’affaire a alors été directement logée aux Assises.
Rappelons que la Bail and Remand Court avait refusé d’accorder la liberté conditionnelle à Kennedy Thérèse de peur qu’il ne commette un autre crime. L’accusé avait fait appel de la décision, mais le juge Bobby Madhub l’avait maintenue, estimant que l’accusé est un « danger pour la société ». Le juge avait ainsi conclu que le magistrat de la BRC avait considéré le fait que l’accusé était schizophrène et avait souvent un comportement dépressif. « There is no evidence of the applicant being put in solitary confinement or is kept isolated, which as per the evidence on record could potentially have an adverse effect on his treatment », avait-il souligné. Lors de sa comparution hier, Kennedy a dit ne pas avoir les moyens de se payer un avocat, en demandant ainsi un commis d’office. L’affaire sera de nouveau appelée le 31 juillet.
Les faits remontent au 22 août 2013, date à laquelle Andréa Thérèse, 91 ans, a été mortellement agressée au domicile familial par son arrière-petit-fils, alors âgé de 24 ans, après une altercation verbale. Son corps a été découvert vers 16 h 20, gisant sur son lit dans une mare de sang. Selon les indications, une dispute aurait éclaté un peu plus tôt entre Kennedy Thérèse et sa mère. L’arrière-grand-mère l’aurait alors rappelé à l’ordre en lui interdisant d’élever le ton avec sa mère. Une vive discussion aurait alors éclaté, le suspect finissant par agresser son arrière-grand-mère avec un sabre. L’autopsie confirmera que « death was due to chop wound at the head ». L’arme du crime avait été retrouvée sur les lieux.