Jean Maurice Collet (29 ans), alias Tibok, accusé par la police d’avoir tué sa compagne Chancella Perrine le 20 août à Citron Donis, reste en détention provisoire. En début de semaine, il a comparu devant le tribunal de Port-Mathurin sous forte escorte policière.

Aussi connu sous les sobriquets de Zan Nwel et Tibok, il fait l’objet d’une accusation provisoire d’assassinat et de neuf charges de vol par effraction. La CID de Port-Mathurin a objecté à sa remise en liberté conditionnelle devant le magistrat Daniel Dangeot car son interrogatoire se poursuit.

La prochaine comparution a été fixée au 27 décembre alors que le suspect reste en détention à la prison de Pte La Gueule. Jean Maurice Collet a été arrêté, après trois mois de cavale, dans une boutique abandonnée à Baie des Lascars. La police a saisi des vêtements, des bougies, une bonbonne de gaz et des aliments.

Ces éléments confirment les soupçons des limiers de la CID de Rodrigues à l’effet que Jean Maurice Collet bénéficiait de l’aide durant sa fuite.

De plus, les issues du bâtiment étaient fermées sauf une imposte que le fugitif utilisait pour entrer et sortir. Il demeurait à l’intérieur la plupart du temps et ne sortait que le soir. Lors de son interrogatoire, le suspect a avoué avoir poignardé à mort son ex-compagne. Mais, il n’a pas encore fourni de détails sur les circonstances entourant ce drame.

Par ailleurs, la CID est sur la piste des personnes qui l’ont aidé durant sa cavale. Il sera également interrogé sur les différents cambriolages où il est soupçonné d’être l’auteur, dont d’un restaurant à Port-Mathurin à la mi-septembre.

Le jour du drame, Jean Maurice Collet s’était embusqué dans un buisson sur le chemin menant au domicile de Chancella Perrine à Citron Donis. La victime était partie chercher ses enfants à l’école. En l’apercevant, le suspect l’avait assenée de plusieurs coups de couteau avant de s’enfuir.

La victime avait son nourrisson d’un an entre les bras, et ses deux enfants âgés de cinq et trois ans à ses côtés. Avant de rendre l’âme, elle a pu confier à sa mère que c’est Jean Maurice Collet qui l’avait poignardée. Selon la police, le suspect aurait agi de la sorte car il n’avait pas digéré que la victime avait mis un terme à leurs relations. D’ailleurs, il était en liberté conditionnelle pour avoir incendié la maison de la mère de ses enfants.