Arrêté et poursuivi dans le cadre de l’enquête sur le meurtre de Judex Bayroo, âgé de 16 ans, brûlé vif et tué dans une ferme à la Chaumière en juin 2006, Jean-Luc Murden, 36 ans, s’est vu exonéré de tout blâme en Cour intermédiaire. La magistrate Nadjiyya Dauhoo a indiqué, dans son verdict, qu’il « n’y avait pas de preuves démontrant que Jean-Luc Murden avait participé à l’agression mortelle de l’adolescent ».

Jean-Luc Murden avait été incarcéré pour sa participation alléguée dans ce meurtre. Au fil de ses interrogatoires, il avait cité le nom de plusieurs personnes impliquées, dont les frères Yannick et Diop Bhoyroo. Les enquêteurs avaient conclu que Jean-Luc Murden avait eu pour rôle de faire le guet alors que les agresseurs tabassaient la victime, qui avait 16 ans. Jean-Luc Murden avait, lui, plaidé non coupable dans son procès. Il était défendu par Me Reena Ramdin alors que la poursuite était représentée par Me Oberoi Rubesh Dawoodarry.

Le verdict a été rendu jeudi dernier par la magistrate Nadjiyya Dauhoo, qui a décidé d’abandonner la charge portée contre l’accusé. Selon elle, « il n’a pas été prouvé qu’il avait participé au crime ». La cour s’était basée sur des témoignages selon lesquels Jean-Luc Murden n’était qu’un témoin oculaire, n’ayant pas été mis au parfum des intentions criminelles des frères Boyroo et leurs complices. L’accusé avait soutenu que c’était « par curiosité » qu’il était allé voir ce que faisaient les frères Boyroo dans la ferme.

De plus, la cour devait trouver que « la conduite de Jean-Luc Murden ne démontrait pas qu’il était associé aux agresseurs dans ce crime ». Ainsi, faute de preuves, la cour a décidé de rayer l’accusation portée contre Jean-Luc Murden. Ce dernier avait, en 2015, soit après huit années en détention, obtenu la liberté conditionnelle après avoir fourni une caution de Rs 50 000 et signé une reconnaissance de dettes de Rs 100 000 pour sa remise en liberté.