Le 10 janvier 2010, Michaela Harte avait été retrouvée morte dans la chambre 1025 de l’ancien hôtel Legends alors qu’elle était en lune de miel avec son époux John McAreavey. Après un procès devant les Assises, d’autres procès en réclamations qui se sont soldés par un “out of court settlement” et une deuxième enquête qui n’a toujours pas été bouclée,  justice n’a toujours pas été rendue dans cette affaire sept ans après les faits. Les hommes de loi ayant travaillé sur ce dossier demandent une fois de plus aux autorités de boucler cette affaire afin que justice soit faite.

« We owe Truth and Justice to the memory of late Michaela Harte », ne cessent de marteler les hommes de loi. Me Sanjeev Teeluckdharry, pour sa part, réitère sa demande auprès des autorités pour boucler la deuxième enquête avec une approche « professionnelle et scientifique » pour arrêter le(s) vrai(s) assassin(s) de l’Irlandaise Michaela Harte. Depuis plus de deux ans, une nouvelle enquête a été instituée pour élucider ce crime impuni et les enquêteurs attendent toujours des développements. Me Teeluckdharry souligne que, lors du procès aux Assises, plusieurs lacunes au niveau de la première enquête avaient été relevées. « Les enquêteurs avaient demandé à interviewer à nouveau John McAreavey mais certains ont subi des “punitive transfer”. Jusqu’à aujourd’hui, bien qu’en présence de plusieurs autres éléments et d’ADN non identifiés, ce crime n’a toujours pas été élucidé », affirme l’homme de loi.

Sept ans après cette affaire, l’avocat d’Avinash Treebhoowoon, un des accusés dans cette affaire, qui avait été innocenté par les jurés aux Assises, estime que les autorités doivent adopter une approche plus efficace. « Plusieurs questions sont demeurées sans réponses. Cela demeure une énigme vu la façon dont la police enquête sur toute cette affaire », ajoute-t-il.

Pour rappel, Michaela Harte a été tuée dans la chambre 1025 de l’ancien hôtel Legends le 10 janvier 2011 alors qu’elle se trouvait en lune de miel à Maurice avec son époux, John McAreavey, après un séjour à Dubaï. L’enquête de la MCIT avait ainsi débouché sur l’arrestation de deux anciens employés de l’hôtel, à savoir Avinash Treebhoowoon et Sandip Moneea, qui avaient fait face à un procès devant les Assises avant d’être ensuite relaxés lors d’un verdict unanime des neuf jurés, qui leur avaient accordé le bénéfice du doute. L’année dernière, la famille de l’Irlandaise, qui avait intenté un procès en réclamations devant la Cour suprême contre l’ex-hôtel Legends, avait décidé de retirer sa plainte, l’hôtel ayant trouvé un accord à l’amiable avec la famille. Dans ce procès en réclamations, qui devait débuter en février 2016, la famille Harte réclamait 1,3 million de livres sterling (Rs 65 millions) à l’ex-Legends. La famille Harte attend désormais que cette deuxième enquête soit bouclée.