La boutique de Shyam Ramgoolam

La Criminal Investigation Division (CID) de Port-Louis Nord a arrêté Ikram Mungur, âgé d’une vingtaine d’années, soupçonné d’être impliqué dans le meurtre du boutiquier Shyam Ramgoolam, âgé de 71 ans, à Vallée-des- Prêtres. C’est en se basant sur la description fournie par un témoin que les hommes du surintendant Shyam Bansoodeb ont mis la main sur cet habitant de la localité.

Le boutiquier Shyam Ramgoolam.

Ils ont perquisitionné sa maison où ils ont découvert une cagoule, ressemblant à celle utilisée par l’un des assaillants ayant donné plusieurs coups de sabre au septuagénaire et à son fils Arvinsing Ramgoolam, 40 ans, toujours sous observation à l’hôpital Dr Jeetoo. Soumis à un interrogatoire serré, le suspect a nié toute implication dans ce crime. Ikram Mungur a déclaré qu’à l’heure du vol, il s’était rendu à Plaine-Verte pour acheter de la drogue. Mais ses explications n’ont pas convaincu la police qui l’a placé en détention. Il est attendu au tribunal de Port-Louis ce mercredi pour son inculpation provisoire.

Entre-temps, les funérailles de Shyam Ramgoolam ont eu lieu ce matin. C’est peu avant 21 heures que le délit a été commis vendredi alors que père et fils s’apprêtaient à fermer leur tabagie. Deux malfrats, portant des cagoules et armés d’un sabre, ont fait irruption dans le commerce pour commettre un vol.

Ils n’ont pas donné le temps au septuagénaire et son fils de réagir et ils les ont agressés avec leurs armes avant de faire main basse sur tout ce qu’ils pouvaient emporter. En entendant du bruit dans le commerce, Bindoomattee Ramgoolam, l’épouse de la victime est venue s’enquérir de la situation. Elle a fait fuir les voleurs en alertant le voisinage par des cris. Des volontaires ont transporté Shyam et Arvinsing Ramgoolam à l’hôpital. Entre-temps, la police a enregistré la version de Bindoomattee qui a indiqué avoir vu un malfrat se cachant le visage s’enfuir dans son local, tandis que son fils a indiqué que deux inconnus les ont attaqués. Le septuagénaire est décédé trois jours après cette agression.