L’ex-compagne de Polocco, Marie Christina Catherine Castor, la star witness dans le procès intenté à Jérôme Christophe Legrand, alias souris, Patrick Steeve Prinslet Serret, alias Polocco, et Sada Curpen pour complot dans le meurtre de Denis Fine, devra retourner en cour intermédiaire pour poursuivre son témoignage. Hier, cette dernière est revenue sur les événements qui ont suivi la mort de Denis Fine, en janvier 2010.
Marie Christina Catherine Castor, qui a été appelée à la barre des témoins depuis lundi, est revenue sur les événements entourant la mort de Denis Fine, un Mauricien établi en France, tué par balle le 3 janvier 2010. La star witness devait indiquer en cour qu’elle avait entretenu une relation avec Polocco pendant trois ans et à cette époque elle vivait dans une petite maison appartenant aux proches de Polocco à Cité Briqueterie. Lors du contre-interrogatoire du témoin hier, conduit par Me Rama Valayden, l’homme de loi de Polocco, elle devait raconter les jours qui ont suivi la mort de Denis Fine, son interpellation par la police et ses déclarations données dans le cadre de l’enquête policière. Catherine Castor soutient qu’elle avait, à un moment donné, conduit la police près de l’école du gouvernement de Cité Briqueterie où l’arme à feu utilisée pour abattre Denis Fine avait été enterrée. Toutefois rien n’avait été trouvé. À une question de Me Rama Valayden, Catherine Castor devait nier catégoriquement avoir aidé à enterrer l’arme à feu. Le contre-interrogatoire du témoin a toutefois été de courte durée, la défense n’ayant pas encore reçu de copies du procès-verbal du procès. Le magistrat Vijay Appadoo a ajourné le procès au vendredi 19 juin.
Rappelons que Patrick Steeve Prinslet Serret, alias Polocco, Sada Curpen et Christophe Jérôme Legrand sont désormais poursuivis sous une charge réduite de « conspiracy to do harm to another person », sous l’article 109 de la Criminal Code (Supplementary) Act.
 Polocco était accusé d’avoir abattu Denis Fine d’une balle en pleine tête dans la nuit du 3 janvier 2010. La victime était sous la véranda de sa maison à Résidence Maison-Blanche, Pamplemousses, où il donnait une fête. Selon quelques témoins entendus en cour dans cette affaire, c’est Sada Curpen qui aurait demandé à Polocco de s’en charger, craignant que Denis Fine devienne le parrain du trafic de Subutex entre la France et Maurice. Des allégations que réfute Sada Curpen.
Dans ce procès, le ministère public est représenté par Me Mohana Naidoo. Me Neelkanth Dulloo représente les intérêts de Christophe Legrand alors que Polocco a retenu les services de Me Rama Valayden. Me Raouf Gulbul représente Sada Curpen.