Les trois accusés poursuivis en Cour criminelle intermédiaire pour complot dans l’affaire Denis Fine – à savoir Christophe Jérôme Legrand, Patrick Steeve Prinslet Serret et Sada Curpen – ont comparu aujourd’hui devant le magistrat Vijay Appadoo dans le cadre de la motion logée par Me Neelkanth Dulloo contestant la teneur des déclarations de son client, Christophe Legrand, consignées à la police. Mais le “ruling” attendu ce matin a été renvoyé au 15 septembre.
Cette motion de “voir dire” logée par Me Neelkant Dulloo vient contester la manière dont aurait agi la police lors de l’enquête. En 2012, Christophe Legrand avait fait savoir à la Cour que ses sept dépositions n’avaient pas été données de son propre gré. Il avait déclaré devant la magistrate Maryse Panglose-Cala avoir été malmené par les officiers de la Major Crime Investigation Team (MCIT). L’accusé avait soutenu qu’il n’avait pas été informé de ses droits constitutionnels et que les enquêteurs l’avaient menacé. Lors d’une précédente audition, les officiers de cette brigade avaient tous nié avoir eu recours à la violence. L’ancien ACP Yousouf Soopun devait par ailleurs indiquer que Christophe Legrand avait informé la police qu’il était le cousin de la victime Denis Fine et qu’il était venu de son plein gré afin de donner sa version. Legrand avait lui clamé son innocence, soutenant qu’il avait été malmené par les policiers le jour de son arrestation. L’accusé devait parler de « chantage » fait par la police afin qu’il signe des documents dont il ne connaissait pas la teneur. Un témoin, Louis Gino robertson, alias Batman, avait confirmé que Legrand avait été tabassé par des officiers car il avait été arrêté le même jour.
Rappelons que Patrick Steeve Prinslet Serret, alias Polocco, Sada Curpen et Christophe Jérôme Legrand sont désormais poursuivis sous une charge réduite de “conspiracy to do harm to another person”, sous l’article 109 de la Criminal Code (Supplementary) Act.