Le procès intenté à Indraduth Mohit pour le meurtre de Dharmanand Ruttan a débuté sur le fond devant les Assises hier matin. Les premiers témoins, dont des policiers impliqués dans l’enquête policière et des districts clerks du tribunal de Moka, ont été appelés à la barre. Le certificat de décès, les documents de l’enquête préliminaire et les pièces à conviction ont été présentés en cour.
Indraduth Mohit, un bijoutier habitant Sébastopol, a plaidé non coupable sous une charge réduite de “manslaughter”. Il est accusé d’avoir poignardé mortellement Dharmanand Ruttan le 11 mars 2007 lors d’une altercation dans l’enceinte du poste de police de Montagne-Blanche. Après plusieurs débats préliminaires entre les avocats de la défense et ceux de la poursuite, le procès a débuté sur le fond ce matin devant le juge Benjamin Marie-Joseph.
Lutchmee Bhujawon, Senior Court Officer, qui agissait comme Registrar lors de l’enquête préliminaire, répondant aux questions de Me Sanjeev Teeluckdharry, a confirmé que l’accusé avait présenté ses excuses en cour. « Mo kapav dir tou sekinn passe le 11 mars. Mo ena pou dir kanmem ki ene missye inn perdi lavi. Mo pa kapav dir narien », avait déclaré l’accusé. Lutchmee Bhujawon a ajouté que l’accusé était en larmes lors de sa déposition.
Selon Louis Harold Patient, policier à la retraite qui avait arrêté l’accusé le 21 mars 2009, Indraduth Mohit, lorsqu’informé de ses droits constitutionnels, avait réfuté le terme d’assassinat. « Mo pa dakor ar seki lapolis pe dir mwa. Mo pa ti ena lintansyon fer li ditor. Sa lerr-la mo ti tousel e ti ena boukou dimoun. Mo ti per banla touy mwa, monn nek defann mwa », aurait avancé l’accusé. Le sergent Pravin Kumar Daga, qui avait sécurisé des pièces à conviction, ainsi que le caporal Lee Choo, qui avait participé à l’exercice de reconstitution de la scène, ont également été appelés à la barre.