Le procès d’Indraduth Mohit a été arrêté pour la troisième fois devant la Cour d’assises et pour la quatrième fois, un nouveau juge et de nouveaux jurés devront être assignés pour l’écouter. Toutefois, lors de l’appel de l’affaire hier, l’avocat du Parquet a formulé une demande pour que l’affaire soit entendue en Cour intermédiaire à la place des Assises. La décision à ce sujet sera prise le 8 septembre.
La demande de la poursuite pour que cette affaire ne soit pas entendue en Cour d’assises mais en Cour intermédiaire résulte du fait que le procès a été stoppé à de nombreuses reprises, en plus des préparations et des procédures à suivre pour assigner le panel de jurés, qui prennent du temps et se sont répétées à trois reprises. Cette demande aura des implications, dont le fait qu’Indraduth Mohit, qui est poursuivi sous une charge de « manslaughter » pour l’agression mortelle de Dharmanand Ruttan, bénéficiera d’une charge réduite en Cour intermédiaire, probablement une charge de coups et blessures causant la mort sans intention de la donner. De plus, en Cour intermédiaire, il n’y aura nul besoin d’un panel de jurés – les jurés sont d’ailleurs une des raisons pour lesquelles ce procès n’a pu démarrer convenablement.
Cela fera ainsi la troisième fois que le procès intenté à Indraduth Mohit est arrêté, dont deux fois en raison du désistement d’un juré. La première fois, un membre du jury avait fait part au juge que l’accusé l’avait approché dans une quincaillerie à Phoenix. La deuxième fois, il s’est avéré qu’un des jurés était un patient de l’hôpital psychiatrique Brown-Séquard, souffrant de troubles mentaux. La troisième fois était dû à une boutade de l’avocat du parquet, qui avait fait état d’une condamnation passée d’Indraduth Mohit pour l’agression de la victime, qui n’était pas dans le dossier à charge. La cour avait statué que ce nouvel élément porterait atteinte au droit de l’accusé à un procès équitable. Trois juges ont déjà été contraints à se retirer de ce procès : le juge Benjamin Marie Joseph, le juge Prithviraj Fekna et désormais la juge Aruna Devi Narain. Une décision sur le sort d’Indraduth Mohit est attendue le 8 septembre.
Indraduth Mohit est accusé d’avoir poignardé Dharmanand Ruttan à l’abdomen lors d’une altercation au poste de police de Montagne-Blanche. La victime reprochait au frère d’Indraduth Mohit d’avoir incendié son véhicule. Toutefois, la raison initiale des frictions entre les frères Mohit et la victime serait le fait que ce dernier voyait d’un mauvais oeil la relation qu’entretenait sa fille, Pooja, et le frère de l’accusé, Kishan Mohit. Indraduth Mohit a plaidé non-coupable d’une accusation de « manslaughter ». Il est en liberté conditionnelle en attendant le dénouement de son procès. Indraduth Mohit est défendu par Me Sanjeev Teeluckdharry et Me Erickson Mooneeapillay et Me Ravi Rutnah. La poursuite est représentée par Me Shakeel Bhoyroo et Me Akhil Ramdahen.