Indraduth Mohit, un bijoutier de 33 ans, est poursuivi devant les Assises pour l’agression mortelle de Dharmanand Ruttan, commis le 11 mars 2007 lors d’une altercation dans l’enceinte du poste de police de Montagne-Blanche. Lors de la séance d’hier, le Sergent Dwarkha, qui était affecté au poste de police de Quartier-Militaire au moment du drame, a été appelé comme témoin.
Confronté par la poursuite au fait que l’accusé était entré dans un poste de police avec un objet tranchant, le sergent a répondu « qu’aucun individu n’a le droit d’avoir d’objets tranchants en sa possession et s’il est trouvé avec, il commet un délit ». Interrogé sur les raisons de la présence d’escouades de la Special Supporting Unit (SSU) et de la Special Mobile Force (SMF) sur le jour du drame, le témoin a indiqué que ces escouades avaient été appelées en renfort au cas où les choses dégénéreraient, d’autant qu’il s’agissait d’un cas de meurtre. L’officier a toutefois indiqué que l’escouade de la SSU se trouvait au domicile d’Indraduth Mohit et non près de l’enceinte du poste de police de Montagne-Blanche. Le contre-interrogatoire du sergent Dwarkha est prévu pour lundi prochain.
Selon les détails de l’enquête, la victime, âgée de 49 ans, comptait dénoncer le frère d’Indraduth Mohit qu’il soupçonnait d’avoir incendié son véhicule. Ce jour-là, explique Indraduth Mohit dans ses dépositions, alors qu’il devait apprendre que le véhicule de Dharmanand Ruttan avait été incendié, il aurait téléphoné à son frère Kishan Mohit pour lui demander de rentrer à la maison de peur que Ruttun ne vienne lui chercher des ennuis. Alors qu’il venait à peine de rentrer chez lui, la police est venue arrêter son frère, soupçonné d’avoir incendié le véhicule de la victime. Selon la police, Indraduth Mohit, accompagné d’autres personnes, a débarqué dans un 4×4 dans la cour du poste avant de s’approcher de Dharmanand Ruttan et de le poignarder à l’abdomen. La raison initiale des frictions entre les frères Mohit et la victime serait le fait que ce dernier voyait d’un mauvais oeil la relation qu’avait sa fille, Pooja, et le frère de l’accusé, Kishan Mohit. Indraduth Mohit a plaidé non-coupable d’une accusation de « manslaughter ».