Sheik Mohamed Saoud, accusé du meurtre d’Ibrahim Mustapha, commis le 2 juillet 2010, n’a pas répondu à l’appel ce matin alors qu’il allait être fixé sur son sort. Le juge Benjamin Marie-Joseph, qui préside ce procès devant les Assises, a ordonné qu’un mandat d’arrêt soit émis contre lui. Entre-temps, le juge a suggéré que le verdict soit rendu demain matin. Les deux hommes sont en liberté conditionnelle en attendant leur sentence.
Sheik Mohamed Saoud et Samuel Chavreemootoo sont poursuivis devant les Assises pour le meurtre du quadragénaire Ibrahim Mustapha. Les deux accusés ont plaidé coupable sous une charge de “manslaughter”. Ils sont représentés par Mes Alvin Juwaheer et Jean-Claude Bibi. Il ressort des dépositions des accusés que, quelques mois avant ce crime, Sheik Mohamad Saoud avait fait la rencontre de Samuel Chavreemootoo sur un chantier. Les deux hommes avaient pris emploi chez la victime. Mais quelque temps après, alors que les deux hommes ne travaillaient plus pour elle, Samuel Chavreemootoo avait rencontré Mohamad Saoud chez lui et lui avait demandé de l’accompagner à Rose-Hill. Ce dernier avait relaté dans sa déposition : « Linn dir mwa bizin amenn enn dimoun, bat li ek touy li parski li doi mwa kas. Pou ena bokou kas ar li. Mo pa finn demann li ki dimoun sa, me mo ti mo dakor pou fer travay la. »
C’est ainsi que le 2 juillet 2010, vers 15 h, Ibrahim Mustapha avait reçu un appel pour se rendre à Rose-Hill pour un travail. Toutefois, les heures ont passé et plus personne n’a eu de nouvelles de la victime. Ce n’est qu’après plusieurs jours que les recherches ont mené à la découverte du cadavre du quadragénaire sur un terrain en friche de Rose-Hill, sous un amas de feuilles, à 200 m de sa camionnette. L’homme portait de profondes blessures à la nuque et au visage. Ibrahim Mustapha avait reçu plusieurs coups de sabre, dont cinq mortels. L’enquête avait débouché sur l’arrestation de Samuel Chavreemootoo et Sheik Mohamed Saoud, deux habitants de Plaisance, alors âgés de 19 et 24 ans. Ils avaient admis être les auteurs de l’agression mortelle.