Manisha Ramkhalawan, 26 ans, principale suspecte du meurtre de son époux, le constable de police Ashvin Ramkhalawan, a été interrogée formellement pour la première fois depuis ce drame. Mais la jeune femme, qui a passé les jours suivant le meurtre à l’asile, a tout simplement refusé de répondre aux questions, faisant valoir son droit au silence.
Les informations recueillies auprès des hommes de loi de cette ancienne employée de banque, Mes Sanjeev Teeluckdharry et Germain Wong Yuen Kook, confirment que la présumée meurtrière a fait valoir son droit au silence face à la série de questions des enquêteurs sur ce meurtre. « Mo pou reponn tou kestyon divan lakour », aurait fait comprendre Manisha Ramkhalawan dès le début de cet exercice qui se déroule sous video recording et en présence de ses avocats.
À la mi-journée, aucune autre information concernant cette séance d’interrogatoire, n’a transpiré des murs des Casernes centrales, compte tenu que l’exercice de questioning se poursuivait toujours. Il était question que la jeune femme, originaire de Stanley, Rose-Hill, soit interrogée sur le scénario de la soirée du jeudi 16 mars menant au meurtre de son époux Ashvin, victime d’au moins trois coups de couteau, dont un porté en plein coeur.
Les présumées relations extraconjugales avec l’époux de sa soeur Acharya Vinobha (Preetish) Boodhun, 33 ans, Technical Officer à la Central Water Authority, devraient être également abordées. Le beau-frère de Manisha Ramkhalawan, également arrêté et inculpé de meurtre, a de son côté d’ores et déjà nié ces allégations d’adultère lors de son interrogatoire la semaine dernière. Cet habitant de Petit-Raffray, qui a été le premier à débarquer sur la scène du crime le soir du 16 mai, s’est évertué à faire comprendre aux enquêteurs de la MCIT que « mo konsider li kouma mo ti ser ».
Selon certaines indications, il était prévu également que les limiers abordent le voyage de la jeune femme chez son frère en Angleterre et dont son époux, Ashvin Ramkhalawan, s’y était fortement opposé. Mais avec le refus catégorique de Manisha Ramkhalawan de répondre aux questions en vue d’éclaircir les zones d’ombre sur le meurtre du constable, l’enquête policière prend une tout autre tournure.