Sooriadev Cheetamun, un jeune habitant de Phoenix, est poursuivi devant les Assises pour le meurtre d’une octogénaire en 2013. Il a comparu devant le juge Benjamin Marie-Joseph la semaine dernière. Son homme de loi, Me Ravi Rutnah, a réitéré sa demande pour que le dossier médical de la victime ainsi que celui de l’accusé lui soient remis. Par ailleurs, l’homme de loi a attiré l’attention du juge sur le fait qu’à plusieurs reprises, il n’a pas pu s’entretenir en privé avec son client en raison des escortes policières. Le juge a ordonné à ce que l’accès lui soit facilité. Sooriadev Cheetamun sera de retour en cour le 11 juillet.
Précédemment, Me Deepak Rutnah avait présenté une motion pour la remise en liberté conditionnelle de son client. L’inspecteur Ramburn, Main Enquiring Officer dans cette affaire, avait objecté à cette motion, évoquant le risque que le jeune homme ne commette d’autres délits similaires. Chandrama Bullywon, âgée de 80 ans, avait rendu l’âme après avoir été victime de sévices sexuels à son domicile. Sooriadev Cheetamun, 25 ans et habitant Phoenix, avait été arrêté. Ce sont les cris de détresse de la victime qui avaient, ce jour-là, alerté les voisins, lesquels étaient parvenus à maîtriser le jeune homme, qui tentait de quitter à toute vitesse la maison de la retraitée. L’octogénaire avait été découverte à moitié nue dans son lit et portant de multiples blessures au visage. Elle avait été évacuée d’urgence vers le Princess Margaret Orthopaedic Centre pour les premiers soins.
L’examen pratiqué sur la victime avait confirmé qu’elle avait subi des sévices sexuels. Elle devait cependant rendre l’âme peu après sur son lit d’hôpital.  À la police, Sooriadev Cheetamun avait expliqué que ce jour-là, il était descendu d’un autobus après une partie de beuverie. Il s’est ensuite dirigé vers la maison de Chandrama Bullywon, située non loin, pour demander à la vieille dame de lui « donner quelques pamplemousses », mais cette dernière lui aurait dit « revinn taler ».
Le suspect devait revenir plus tard à la charge en s’introduisant dans la cour de Chandrama Bullywon. Il devait ensuite embrasser cette dernière sur les joues mais l’octogénaire s’était réfugiée dans sa maison. L’accusé devait alors s’introduire dans la demeure en passant par la fenêtre du salon avant d’infliger des coups mortels au visage de la victime et de l’agresser sexuellement.