Poursuivi devant les Assises pour le meurtre de Murielle Ducray, 76 ans, en 2012, Georges Désiré Laval Jacques a été condamné à 13 ans de prison par le juge Benjamin Marie-Joseph. Ce SDF avait tué cette habitante de Beau-Bassin quand celle-ci avait refusé de lui payer Rs 300 pour un travail de jardinage qu’il avait l’habitude d’effectuer chez elle.
Georges Désiré Laval Jacques avait plaidé coupable sous une charge de “wounds and blows causing death without intention to kill”. Cinq témoins avaient été appelés lors du procès, qui s’est déroulé le 1er juin. Le corps en état de décomposition avancée de Murielle Ducray avait été découvert quelques jours après sa mort, pieds et poings liés, dans son lit à son domicile de l’angle des rues Auguste Toussaint et Louis Bastien Silva, au Morcellement Avrillon, Beau-Bassin. L’enquête policière, qui avait dans un premier temps privilégié la thèse d’un vol qui aurait mal tourné, avait finalement débouché sur l’arrestation de plusieurs personnes, dont le jardinier de la victime. Ce dernier était finalement passé aux aveux. Il avait raconté à la police qu’il travaillait depuis quelque temps chez la septuagénaire et qu’il avait débarqué chez elle ce jour-là pour percevoir son dû. Mais Murielle Ducray lui aurait fait comprendre qu’elle n’avait pas en sa possession le montant réclamé et qu’il devrait revenir un autre jour pour empocher son argent. La victime lui aurait même expliqué qu’elle attendait le retour de son fils au pays afin de pouvoir le payer.
Georges Désirés Laval Jacques avait expliqué avoir été pris d’une soudaine colère en apprenant qu’il ne serait pas payé tout de suite. Il aurait alors commis l’irréparable. Alors qu’il se trouvait près de la porte de la cuisine, le présumé meurtrier aurait appuyé sa main contre la bouche de Murielle Ducray, laquelle serait par la suite tombée. Georges Désirés Laval Jacques aurait ensuite utilisé une chemise qu’il avait en sa possession pour l’étouffer. Plus tard, il devait envelopper le corps de Murielle Ducray dans un molleton avant de le mettre dans son lit. À la police, il avait expliqué comment il s’était assuré à plusieurs reprises que la vieille dame était morte, de peur qu’elle ne le dénonce. « Mo kone pa ti pou kapav zis menas li. Si mo pa ti touy li, li ti pou denons mwa », avait-il avoué.
Le jardinier aurait ensuite fait main basse sur une somme de Rs 1 500 et les bijoux de la victime, qui se trouvaient dans le tiroir d’une armoire. Il était défendu par Me Yousouf Azaree alors que la poursuite, elle, était représentée par Me Roshan Santokee.