La cour rendra son ruling le 23 mai concernant la motion logée par les hommes de loi de Jiawed Ruhumatally, réclamant que le dossier de l’affaire soit traduit en kreol, incluant le procès-verbal des audiences de l’enquête préliminaire. Jiawed Ruhumatally, pour rappel, est un des accusés du meurtre de Gérald Lagesse, ancien Customer Care Supervisor à la MCB survenu en février 2005 lors du braquage du Head Office. L’accusé a comparu hier en Cour d’assises.
Au cours des audiences précédentes, l’avocat de Jiawed Ruhumatally, Me Zahreedin Jaunbaccus, avait déposé une motion pour que le dossier à charge de son client soit traduit en kreol, ce qui devait être fait en retenant les services d’un traducteur indépendant et validé par la poursuite (le DPP) et la défense. Les frais de traduction devraient être pris en charge par l’une ou l’autre. L’avocat de la poursuite, Me Nataraj Munisami, avait objecté à la motion de l’homme de loi de l’accusé. L’affaire a été appelée une nouvelle fois ce matin en Cour d’assises devant le juge Prithviraj Fekna.
L’assassinat de Gérald Lagesse, pour rappel, fut commis le 11 février 2005 lors du braquage du Main Vault de la Mauritius Commercial Bank (MCB) à la rue Sir William Newton durant lequel Rs 51,8 millions avait été emportées. Seules Rs 3 millions avaient été récupérées sous un pont à Réduit. Jiawed Ruhomatally était initialement poursuivi aux côtés de Daniel Steeve Monvoisin et Laval Sambacaille. Ces deux derniers ont plaidé coupable sous la charge réduite de manslaughter (meurtre sans préméditation – Ndlr : ils ont chacun écopé de 16 ans de prison) et l’accusé Ruhomatally avait plaidé pour sa part non coupable. Le procès a par conséquent été séparé.
Le corps sans vie de Gérald Lagesse avait été retrouvé au matin par un planton de la banque près des coffres des Headquarters de la MCB. Il avait été ligoté et bâillonné. Ses agresseurs ont mis des morceaux de papier dans sa bouche et placé de multiples tours de ruban adhésif ainsi que sa chemise autour de sa bouche, et ce de la tête au cou, ce qui, selon le rapport d’autopsie, devait conduire à sa mort par asphyxie.