L’enquête policière sur le meurtre de l’ouvrière bangladaise de 28 ans, portant le prénom de Mina – et installée à Maurice depuis 2010 –, est quasiment au point mort en ce début de semaine après la découverte macabre faite dans les parages de Gris-Gris dimanche à la mi-journée. Ce matin, les hommes de la Criminal Investigation Division de Souillac et ceux de la Major Crime Investigation Team n’avaient en effet encore réalisé aucune arrestation dans le cadre de cette agression mortelle.
Selon les derniers recoupements d’informations, plusieurs traces de blessures ont été décelées sur la main droite de la victime, qui travaillait dans une unité textile de la CMT, à Phoenix. C’est en tout cas ce qu’a révélé un premier examen du cadavre sur les lieux même du crime, à Gris-Gris. Au vu de ces blessures (le pouce de la main droite de la victime a pratiquement été sectionné), les policiers estiment que la Bangalaise a tout tenté pour sauver sa vie. En vain cependant puisque son meurtrier aura malgré tout réussi à l’égorger à l’aide d’un couteau de cuisine, retrouvé un peu plus tard par un chien renifleur. Quant à la victime, son cadavre a été abandonné dans un buisson près de la falaise de “La roche qui pleure”, avec une somme de Rs 50 dans le soutien-gorge.
Les enquêteurs ont tout d’abord auditionné dimanche les collègues étrangers de la victime, en vue d’établir son emploi du temps le jour du meurtre. Depuis, les hommes de la CID de Souillac et de la MCIT explorent toutes les pistes pour ne laisser “no stone unturned”. Entre-temps, les vêtements de la victime ainsi que l’arme du crime ont été envoyés au Forensic Science Laboratory pour analyses. Reste une inconnue, mais de taille : le mobile. L’enquête se poursuit.