Inculpé provisoirement du meurtre de sa petite amie Lee-Ann Palmarozza, 35 ans, retrouvée morte en janvier dans la piscine de sa villa à Anahita, l’homme d’affaires sud-africain Peter Wayne Roberts avait fait une demande en Cour suprême pour que la police et la MCIT ne puissent l’interroger à n’importe quel moment et ce en l’absence de son homme de loi. Le juge Bobby Madhub a rejeté sa demande, indiquant que la Cour ne peut interférer dans l’enquête de la police et qu’il était de son devoir et celui de son homme de loi de coopérer pour le bon déroulement de l’enquête. Le suspect est par ailleurs en attente des résultats de la contre-analyse des rapports du Forensic Science Laboratory, envoyés en Afrique du Sud en juin dernier.  
Le Sud-africain avait logé une demande pour que le commissaire de police interdise l’accès à la MCIT et à la police si ces derniers souhaitent l’interroger dans le cadre de l’enquête. Les officiers de la MCIT l’auraient approché à plusieurs reprises pour une déposition malgré le fait qu’il avait indiqué qu’il n’avait rien à dire. La police devait justifier cette démarche par le fait que son interrogatoire était essentiel pour boucler l’enquête. Ils ont insisté sur le fait que, durant cet exercice, les droits fondamentaux de l’accusé avaient été respectés et ont fait ressortir que son homme de loi avait été contacté à plusieurs reprises mais qu’il n’était pas présent. Après avoir écouté les deux versions, le juge Bobby Madhub a fait ressortir que la cour ne pouvait interférer dans l’enquête policière, surtout si celle-ci ne met pas en danger les droits fondamentaux de l’accusé. Le juge a aussi fait ressortir qu’il était du devoir de l’avocat de la défense de répondre présent afin que l’enquête soit bouclée au plus vite et que l’accusé bénéficie d’un procès dans un délai raisonnable. Le juge Abdoorafeek Hamuth a accédé à sa demande aujourd’hui. L’officier responsable de ce dossier à la FSL fera le déplacement pour remettre les échantillons à un laboratoire sud-africain. « On the other hand legal advisers have a corollary duty to assist in the administration of justice and not unduly delay the progress or completion of a police enquiry, the more so that an accused party has the right to have his case heard and determined as per the formulation of section 10 of the Constitution “within a reasonable time” », a-t-il soutenu.
Par ailleurs, l’homme de loi de Peter Roberts, Me Sanjay Buckory, avait demandé un ordre de la cour pour obtenir l’autorisation de contre-analyser les rapports du FSL. L’homme d’affaires sud-africain est dans l’attente des résultats de cette contre-analyse. Rappelons que la victime, Lee-Ann Palmarozza, 35 ans, avait été retrouvée morte dans une piscine de l’Anahita Resort dans la nuit du 28 au 29 décembre 2014. L’enquête de la MCIT avait débouché sur l’inculpation provisoire de son compagnon, Peter Roberts, homme d’affaires et propriétaire d’une villa dans cet établissement. Vers minuit, suite à une alerte à disparition s’apparentant à une mise en scène, le corps de cette femme avait été retrouvé sans vie dans la piscine de la villa. L’autopsie pratiquée par le Chief Police Medical Officer, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, avait alors attribué la cause du décès à une asphyxie, la victime portant des hématomes à la tête et à la gorge, et à des traitements de saignements internes.
Alors qu’il avait déclaré se mettre à la disposition des enquêteurs et qu’il ne devait rentrer en Afrique du Sud que le 11 janvier, Peter Roberts avait tenté de quitter Maurice le 2 janvier. C’est là que la police avait procédé à son arrestation. Par la suite, il avait avancé que sa compagne s’était blessée après avoir glissé alors que le couple dansait. Des préposés de l’Anahita Resort avaient déclaré que le couple s’était disputé pendant toute la soirée du 28 décembre et, qu’en au moins trois reprises, la victime était venue solliciter leur aide, soutenant qu’elle subissait des actes de violence de la part de son compagnon. À un certain moment de la nuit, le calme était revenu à la villa avant que Peter Roberts ne vienne donner l’alerte quant à la disparition de sa compagne, déclarant avoir remarqué son absence alors qu’il sortait de sa douche vers minuit. À peine les recherches avaient-elles été engagées avec le concours des agents de sécurité de l’Anahita que le corps de la jeune femme avait été retrouvé, flottant dans la piscine.