L’enquête judiciaire instituée par le bureau du Directeur des poursuites publiques pour faire la lumière sur le meurtre de Jacques Jocelyn Veerasamy, poignardé en décembre 2013 à son domicile de Forest-Side par une fillette de 10 ans, a pris fin au tribunal de Curepipe hier. Cette décision avait été prise suite au rapport des psychologues qui avaient examiné la jeune fille et qui ont déposé durant l’enquête judiciaire. La psychiatre Sandhya Beedassy et la psychologue Trisha Dhunnoo-Teeroovengadum ont ainsi toutes deux déclaré qu’après avoir commis son acte, la fillette « était calme et agissait de façon normale ». Selon elles, elle ne réalisait pas l’ampleur de la situation et ce qui s’était passé.
Après des débats agités, compte tenu du fait que le pays se retrouve pour la première fois avec une suspecte d’un si jeune âge, la décision de l’Office of the Director of Public Prosecutions (DPP) de ne pas loger de charge provisoire devant le tribunal de Curepipe contre la fille de 10 ans, impliquée dans le meurtre de son oncle, avait été accueilli favorablement dans différents milieux. Cette démarche avait également évité aux autorités policières de faire face à un véritable dilemme quant au lieu de détention provisoire prolongée de l’enfant en cas d’inculpation. Cependant, le bureau du DPP avait demandé que la jeune fille soit examinée par un panel de psychologues et de psychiatres en vue de déterminer si l’enfant avait « le discernement juridique requis au moment de l’attaque, comme le stipule la section 44 du code criminel ». Le panel a soumis ses conclusions, contenues dans deux rapports. Après avoir considéré les éléments qui avaient été mis au jour lors de l’enquête policière  ainsi que les observations des experts, le DPP a estimé qu’il est dans l’intérêt du public d’instituer une enquête judiciaire. Celle-ci s’est déroulée cette semaine devant le tribunal de Curepipe. Plusieurs témoins ont déposé à cette occasion, dont les enquêteurs et le corps médical ayant examiné la jeune fille. Il en ressort que la psychiatre et la psychologue qui se sont entretenues avec la suspecte après ce drame ont toutes deux conclu que la jeune fille était « calme et normale » après avoir commis son crime. Selon leur analyse, celle-ci n’avait aucune notion de discernement et ne réalisait pas l’ampleur de son acte. La magistrate fera connaître sa décision à la lumière de ces divers témoignages le 20 mai prochain.
Rappelons que le drame s’est déroulé le 11 décembre dernier à l’impasse Derby, Forest-Side. La fillette est accusée d’avoir agressé mortellement son oncle, un quinquagénaire vivant sous le même toit qu’elle. Concernant le mobile du meurtre, il semble que la victime, Jocelyn Veerasalmy, 51 ans, aurait commis des actes indécents envers l’enfant à plusieurs reprises. Cette dernière, qui avait directement avoué, avait évoqué des cas répétés de harcèlement commis par la victime, y compris le jour du drame. Malgré ses protestations auprès d’adultes, elle n’aurait pas bénéficié de la protection nécessaire contre celui qui la harcelait.
La fillette avait expliqué aux enquêteurs que, depuis un certain temps, Jocelyn Veerasamy multipliait les propositions indécentes à son égard ainsi que les gestes déplacés. « Li ti abitie look mwa baigne ek zour mwa », avait-elle déclaré dans ses premiers échanges avec les enquêteurs de la CID. La suspecte avait dit avoir « craqué » face au comportement désagréable de Jocelyn Veerasamy. À ce moment précis, le père de la jeune fille – qui avait déjà été informé dans le passé de la situation – s’était déjà endormi, et ce après avoir consommé de l’alcool. La fillette se serait alors saisie d’un couteau de cuisine avant de poignarder la victime au niveau du dos. Coup qui se révélera d’ailleurs fatal, Jocelyn Veerasamy s’écroulant alors sur le sol. L’autopsie indiquera que le couteau a perforé le poumon du quinquagénaire avant d’atteindre son coeur.
Après des débats agités, compte tenu du fait que le pays se retrouve pour la première fois avec une suspecte d’un si jeune âge, la décision de l’Office of the Director of Public Prosecutions (DPP) de ne pas loger de charge provisoire devant le tribunal de Curepipe contre la fille de 10 ans, impliquée dans le meurtre de son oncle, avait été accueilli favorablement dans différents milieux. Cette démarche avait également évité aux autorités policières de faire face à un véritable dilemme quant au lieu de détention provisoire prolongée de l’enfant en cas d’inculpation. Cependant, le bureau du DPP avait demandé que la jeune fille soit examinée par un panel de psychologues et de psychiatres en vue de déterminer si l’enfant avait « le discernement juridique requis au moment de l’attaque, comme le stipule la section 44 du code criminel ». Le panel a soumis ses conclusions, contenues dans deux rapports. Après avoir considéré les éléments qui avaient été mis au jour lors de l’enquête policière  ainsi que les observations des experts, le DPP a estimé qu’il est dans l’intérêt du public d’instituer une enquête judiciaire. Celle-ci s’est déroulée cette semaine devant le tribunal de Curepipe. Plusieurs témoins ont déposé à cette occasion, dont les enquêteurs et le corps médical ayant examiné la jeune fille. Il en ressort que la psychiatre et la psychologue qui se sont entretenues avec la suspecte après ce drame ont toutes deux conclu que la jeune fille était « calme et normale » après avoir commis son crime. Selon leur analyse, celle-ci n’avait aucune notion de discernement et ne réalisait pas l’ampleur de son acte. La magistrate fera connaître sa décision à la lumière de ces divers témoignages le 20 mai prochain.
Rappelons que le drame s’est déroulé le 11 décembre dernier à l’impasse Derby, Forest-Side. La fillette est accusée d’avoir agressé mortellement son oncle, un quinquagénaire vivant sous le même toit qu’elle. Concernant le mobile du meurtre, il semble que la victime, Jocelyn Veerasalmy, 51 ans, aurait commis des actes indécents envers l’enfant à plusieurs reprises. Cette dernière, qui avait directement avoué, avait évoqué des cas répétés de harcèlement commis par la victime, y compris le jour du drame. Malgré ses protestations auprès d’adultes, elle n’aurait pas bénéficié de la protection nécessaire contre celui qui la harcelait.
La fillette avait expliqué aux enquêteurs que, depuis un certain temps, Jocelyn Veerasamy multipliait les propositions indécentes à son égard ainsi que les gestes déplacés. « Li ti abitie look mwa baigne ek zour mwa », avait-elle déclaré dans ses premiers échanges avec les enquêteurs de la CID. La suspecte avait dit avoir « craqué » face au comportement désagréable de Jocelyn Veerasamy. À ce moment précis, le père de la jeune fille – qui avait déjà été informé dans le passé de la situation – s’était déjà endormi, et ce après avoir consommé de l’alcool. La fillette se serait alors saisie d’un couteau de cuisine avant de poignarder la victime au niveau du dos. Coup qui se révélera d’ailleurs fatal, Jocelyn Veerasamy s’écroulant alors sur le sol. L’autopsie indiquera que le couteau a perforé le poumon du quinquagénaire avant d’atteindre son coeur.