Sept membres de la famille de Lara Rijs, (34 ans) accompagnés par un représentant du haut-commissariat sud-africain à Maurice, ont rencontré le commissaire de police jeudi après-midi pour évoquer le dossier de la victime retrouvée égorgée dans sa chambre de l’appartement De Luxe à Pereybère lundi. Cette rencontre d’une demi-heure s’est déroulée en présence du CP Mario Nobin et aussi les hauts gradés qui travaillent sur cette enquête dont le patron du Central Criminal Investigation Department (CCID) Devanand Reekoye, le surintendant Luciano Gerard de la Major Crime Investigation Team (MCIT) et le Divisional Commander de la Northern Division l’ACP Rajcoomar Seebah.  Le CP a rassuré les proches que « the police will leave no stone unturned in their investigation », nous confie une source. D’ailleurs, Mario Nobin leur a fait comprendre que « the best investigators » travaillent en ce moment sur ce dossier. La famille de Lara Rijs s’est montrée satisfaite de cette rencontre et dit faire confiance à la police. Dans un communiqué émis hier soir, les proches soutiennent: « À notre demande, le commissaire de police nous a reçus aujourd’hui en compagnie de notre avocat. Nous le remercions pour cette rencontre, qui était notre première avec les autorités locales. C’était une rencontre à titre informatif, afin de comprendre le fonctionnement de l’enquête en cours. Nous réitérons notre foi dans les autorités locales pour qu’elles fassent la lumière sur les circonstances entourant le décès de Lara ».   
Par ailleurs, les éléments de la Scene of Crime Office (SOCO) se sont rendus une nouvelle fois à l’appartement De Luxe jeudi pour passer au peigne-fin ce lieu et effectuer des prélèvements près de la chambre où vivait la victime. Ils ont également inspecté le sentier, non couvert par les images des caméras de surveillance, qu’aurait emprunté le vigile Saib Meerhossen (55 ans) dans la soirée de dimanche pour rejoindre la chambre G8 de Lara Rijs. Les résultats de ces tests sont attendus dans une dizaine de jours, de même que l’ADN prélevé sur le quinquagénaire. Par la suite, la police scientifique les compara avec les empreintes retrouvées sur certains objets dans la chambre de la victime et sur ses sous-vêtements. Entre-temps, le suspect a été conduit chez lui à Plaine des Roches jeudi après-midi pour une perquisition en sa présence. La police a saisi les chaussettes et le pantalon qu’il portait dans la soirée de dimanche. Alors que quelques jours auparavant, les limiers avaient saisi ses chaussures et un sous-vêtement qui portaient des traces de sang. Ces vêtements sont toujours en cours d’analyse au Forensic Science Laboratory (FSL).
Entre-temps, les enquêteurs poursuivent leur investigation, même si Saib Meerhossen n’a pas encore donné officiellement sa version des faits. Il a fait une demande en justice pour qu’un avocat lui soit commis d’office vu qu’il n’a pas les moyens pour solliciter les services d’un homme de loi. Comme cette procédure n’a pas encore abouti, la MCIT ne l’a pas encore soumis à un interrogatoire « under camera ». Cependant, elle travaille sur d’autres pistes en questionnant l’entourage du vigile. C’est au mois d’avril que Saib Meerhossen a été employé comme vigile à l’appartement De Luxe à Pereybère. Ses collègues et ceux qui l’ont côtoyé ont été approchés par la police, qui souhaite avoir des informations sur son comportement. Les Casernes centrales vont également solliciter son employeur pour déterminer si le quinquagénaire avait déposé un certificat de moralité avant de prendre cet emploi. Son cellulaire sera passé au crible, en sa présence, très prochainement à l’Information and Technology Unit (IT) de la police. Selon nos renseignements, des éléments compromettants ont été retrouvés sur son appareil. Ce qui pousse les enquêteurs à mieux cerner la personnalité de cet ancien laboureur.
Par ailleurs, la police a appris que Saib Meerhossen avait quitté sa maison peu avant 18 heures dimanche pour son travail. Il est retourné chez lui le lendemain matin où ses proches affirment n’avoir rien remarqué de louche dans son comportement. Sauf, qu’il ne s’est pas couché comme à son habitude pendant toute la journée après ses heures de travail le soir. Il est retourné à Pereybère lundi après-midi où il était présent quand la police a débarqué devant l’appartement après la découverte macabre. D’ailleurs, il a été arrêté sur place sur la base du témoignage d’un ami de Lara Rijs, qui affirme avoir vu le vigile le soir raccompagner la victime, en état d’ébriété, dans sa chambre. Le quinquagénaire nie toujours toute implication dans le viol et meurtre de cette Sud-Africaine, qui avait pris l’emploi à Maurice depuis trois mois.