Le procès intenté au Rodriguais Jean Nicholas Pierre-Louis pour le meurtre de Marie Riffine Augustin a été appelé hier après-midi devant les Assises, présidées par le juge Bobby Madhub. Ce dernier a réservé sa sentence. Les avocats des deux parties se sont livrés à l’exercice des plaidoiries avant que le juge ne puisse rendre son verdict dans ce procès.
Jean Nicholas Pierre-Louis, accusé d’avoir mortellement agressé Marie Riffine Augustin en 2008, devra encore patienter pour connaître sa sentence. Lors de la précédente séance, une certaine confusion centrée sur le nombre de jours passés en détention par l’accusé était d’actualité. Hier, la poursuite a fait comprendre que le temps passé en détention qui devrait être déduit de la peine serait de 2 086 jours. La poursuite à toutefois fait savoir que l’accusé subi actuellement une peine d’emprisonnement pour une affaire de viol et a demandé que, pour ce cas présent, prévale une peine de prison entre sept et huit ans. Me Rex Stephen, l’homme de loi de l’accusé, a abondé dans le même sens. Le juge Madhub a ainsi par la suite renvoyé la sentence à une date ultérieure.
L’affaire remonte à 2008. L’accusé avait plaidé coupable d’une charge réduite de “wounds and blows without intentions to kill”. Lors du procès, entendu le 6 novembre dernier, six témoins avaient déposé. Les cinq dépositions de l’accusé avaient été lues par l’inspecteur Govinden Rengasamy.
Jean Nicholas Pierre-Louis était venu à Maurice en 1999 pour travailler comme aide-maçon et avait regagné son île natale peu de temps après. Il connaissait Marie Riffine Augustin, une cousine de sa mère, qui habitait non loin de chez lui. Le 10 mars 2008, il était allé à Trèfles pour « prendre des légumes pour une amie ». Sur le chemin du retour, il s’était arrêté devant la maison de Marie Riffine Augustin pour lui demander un peu d’eau. Mais cette dernière aurait refusé. Dans sa déposition à la police, Jean Nicholas Pierre-Louis a indiqué qu’il n’avait aucune mauvaise intention et, qu’en le voyant, sa tante avait commencé à lui lancer des pierres. En colère, et se sentant « humilié », il avait alors saisi une barre de fer et agressé sa tante, allant jusqu’à l’étrangler. Il a ensuite laissé sa victime ensanglantée sur place et, une fois chez lui, a dissimulé ses vêtements tachés de sang. Il s’était ensuite rendu sur le terrain de football de la localité avant « d’apprendre » que sa tante était morte. L’accusé avait exprimé des regrets pour ce qui s’est passé, indiquant qu’il n’avait jamais eu auparavant de problèmes avec la victime.