Poursuivi pour le meurtre de son employeur, Murielle Ducray, en 2012, le jardiner Georges Désiré Laval Jacques a comparu devant les Assises hier. Faisant valoir son droit à l’assistance légale, le juge Benjamin Marie-Joseph a désigné Me Yousouf Azaree pour le défendre informa pauperis. Ce récidiviste notoire avait avoué avoir tué la septuagénaire en raison des dettes qu’elle lui devait. L’affaire sera de nouveau appelée le 10 mars.
Le corps en état de décomposition avancée de Murielle Ducray, 76 ans, avait été découvert quelques jours après sa mort, pieds et poings ligotés, dans son lit à son domicile de l’angle des rues Auguste Toussaint et Louis Bastien Silva au Morcellement Avrillon, Beau-Bassin. L’enquête policière, qui avait dans un premier temps privilégié la thèse d’un vol qui aurait mal tourné, avait finalement débouché sur l’arrestation de plusieurs personnes, dont le jardinier de la victime. Ce dernier était finalement passé aux aveux. Il avait raconté à la police qu’il travaillait depuis quelque temps chez la septuagénaire et qu’il avait débarqué chez elle ce jour-là pour toucher son dû. Mais Murielle Ducray lui aurait fait comprendre qu’elle n’avait pas en sa possession le montant requis et qu’il devait revenir un autre jour pour empocher son argent. La victime lui aurait même expliqué qu’elle attendait le retour de son fils au pays afin de pouvoir le payer.
Georges Désirés Laval Jacques avait alors expliqué avoir été pris d’une soudaine colère en apprenant qu’il ne serait pas payé tout de suite. C’est alors qu’il aurait commis l’irréparable. Alors qu’il se trouvait près de la porte de la cuisine, le présumé meurtrier aurait appuyé sa main contre la bouche de Murielle Ducray, laquelle serait par la suite tombée. Georges Désirés Laval Jacques aurait ensuite utilisé une chemise qu’il avait en sa possession pour l’étouffer. Plus tard, il devait envelopper le corps de Murielle Ducray dans un molleton avant de le placer dans le lit. Le jardinier aurait ensuite fait main basse sur les bijoux de la victime, dont ceux rangés dans le tiroir d’une armoire. Georges Désirés Laval Jacques avait confié aux enquêteurs de la CID et de la MCIT qu’il avait par la suite tenté de prendre contact avec un individu en vue de revendre les objets emportés chez la victime.
Ce sont les nièces de la victime qui ont fait la découverte macabre. Sans nouvelles de la septuagénaire, qui ne répondait pas au téléphone depuis quatre jours, les proches, inquiets, avaient en effet décidé de se rendre à son domicile. À travers une fenêtre, les nièces devaient apercevoir le corps de leur tante enveloppé dans un molleton sur son lit. Georges Désiré Laval Jacques sera de retour aux Assises le 10 mars.