L’enquête policière sur le meurtre de Marie Murielle Ducray, 76 ans, découverte dans son lit chez elle à Beau-Bassin, s’oriente autour d’un vol ayant mal tourné, au vu des premières indications relevées sur la scène du crime. Les recoupements à ce stade de l’enquête menée par les limiers de la Central Investigation Division de Beau-Bassin, indiquent que des développements importants pourraient intervenir assez rapidement compte tenu des empreintes de mains relevées sur les lieux.
Les voisins de Murielle Ducray, qui vivait seul depuis huit ans dans une maison à l’angle des rues Auguste Toussaint et Louis Bastien Silva au Morcellement Avrillon à Beau-Bassin, n’étaient plus en mesure de supporter l’odeur incommodante et nauséabonde qui s’élevait dans les environs. Les recoupements d’informations effectués par Le Mauricien dans ce quartier relativement paisible tendent à confirmer que la femme de 76 ans n’y avait plus été vue depuis plusieurs jours. Ce sont finalement les nièces de la victime qui ont fait la macabre découverte. N’ayant pas de nouvelles de la septuagénaire, injoignable au téléphone depuis quatre jours, les proches, inquiets, ont décidé de se rendre au domicile de Murielle Ducray hier vers 13 h 30. À travers une fenêtre, elles devaient apercevoir le corps de leur tante enveloppé dans un drap sur son lit. La police de Beau-Bassin a été immédiatement alertée et une descente a confirmé les soupçons du voisinage.
Une fois entrés dans la maison, les policiers ont découvert le corps de Murielle Ducray les mains et les pieds liés, tandis que sa tête était recouverte d’un tissu. Très vite, des mesures ont été prises pour interdire l’accès aux rues menant au domicile de la victime, en attendant l’arrivée des membres du Scene of Crime Office pour des prélèvements et celle du Chief Police Medical Officer, le Dr Sudesh Kumar Gungadin. Après les premiers examens sur la scène du crime, le cadavre en état de décomposition avancée a été autopsié hier soir à la morgue par le Dr Sudesh Kumar Gungadin épaulé par le Dr Saib. L’autopsie devait établir que la septuagénaire a succombé à une asphyxie par étouffement. Néanmoins, les circonstances exactes restent à être déterminées.
La maison de la victime était sens dessus dessous, avec un coffre à bijoux laissé ouvert. Ces indices, ajoutés à l’état du corps de la victime, ont immédiatement mis les enquêteurs sur la piste d’un vol qui aurait mal tourné. À ce stade, il est cependant difficile pour les policiers d’établir le nombre d’objets emportés et la valeur totale du butin, vu que la victime vivait seule. Les enquêteurs de la Criminal Investigation Division dirigée par l’inspecteur Linley Frichot, qui travaillent en étroite collaboration avec la Major Crimes Investigation Team et le Forensic Science Laboratory, sont à pied d’oeuvre en vue de confirmer les identités de certaines empreintes de mains relevées dans la maison, et qui seraient celles laissées par les auteurs de ce crime. Selon les procédures établies, ces empreintes devraient être transmises au Crime Record Office à des fins d’analyses en vue de confirmer si elles sont fichées.
Dans la famille Ducray, c’est l’effondrement à la suite de cette terrible découverte hier. « C’est horrible ce qui s’est passé. Nous essayons tant bien que mal de faire avec mais maintenant tout est fini », devait brièvement déclarer Rupert, l’un des fils de Murielle Ducray, au Mauricien ce matin. Les proches attendent la venue d’une des filles de la victime de l’étranger afin d’effectuer les funérailles.