Dans le cadre du procès intenté à Darshan Gaungaram pour le meurtre de Ricardo Dintu en 2004, les débats autour de l’objection de la défense à ce que des out of court statements soient produites en Cour reprendront le 18 novembre avec d’autres arguments que compte présenter la défense pour la motion de voir dire. Les deux parties ont désigné un autre procès dans le cadre de ce procès pour déterminer si les preuves avancées par la poursuite, c’est-à-dire des dépositions enregistrées dans les Diary Books des policiers, sont admissibles. Si les preuves sont jugées inadmissibles, elles ne pourront être prises en compte dans le déroulement du procès. À noter que le voir dire est mené en l’absence du jury. Se fondant sur la Criminal Procedure and Evidence Act concernant l’admissibilité des confessions et des déclarations, l’homme de loi a soutenu que la Cour ne peut prendre en considération les déclarations d’un accusé faites « to inquiry officers, cell mates or any other members of the public ». Ce point de droit a été débattu pendant plusieurs semaines déjà.
Pour rappel, les faits remontent à décembre 2004. Après une soirée chez des proches, Ricardo Dintu, habitant de Curepipe, se rend au casino de Vacoas. Il aurait été en possession d’une grosse somme d’argent. À l’aube, son corps est retrouvé à proximité de la maison de jeux. Il porte des blessures à la tête. L’enquête policière avait alors abouti à l’arrestation du vigile de la maison de jeux, Dharshan Gungaram et de son collègue Pravin Ramajit.