Sonny Rasta, le second suspect dans le meurtre de Priviraj Gujadhur, dont le cadavre a été découvert avec 13 coups de couteau dans un terrain vague à la rue Edison à Rose-Hill, lundi, a comparu ce matin devant le tribunal de Rose-Hill. Il a été inculpé provisoirement du délit de meurtre et reconduit en cellule policière pour la suite de l’enquête menée par la Major Crime Investigation Team (MCIT) du surintendant Manaram.
La prochaine étape pour le suspect sera une confrontation avec la version des faits consignée par Jessica Prisca Agéon Martinel lundi soir lors de son arrestation. Lors de son interrogatoire enregistré sur caméra dans les locaux de la MCIT, hier après-midi, Sonny Languilla, alias Sonny Rasta, a rejeté toute participation à l’agression à l’arme blanche de cet inspecteur municipal, qui sortait d’une maison de jeu du centre-ville de Rose-Hill. Il ne nie pas le fait qu’il se trouvait sur les lieux du crime « at the material time ». Il ajoute qu’il s’est interposé à un certain moment car il y avait une dispute entre Jessica Martinel et la victime.
Après sa comparution devant le tribunal de Rose-Hill de ce matin, Sonny Rasta sera de nouveau interrogé par les hommes du surintendant Manaram sur le déroulement de la soirée de dimanche sur le terrain vague de la rue Edison à Rose-Hill. Il sera confronté aux détails révélés par Jessica Martinel l’impliquant dans le meurtre. Dans les milieux des enquêteurs, l’on se dit nullement convaincu par les explications fournies par le suspect compte tenu du nombre de coups de couteau à l’abdomen et au cou essuyés par la victime.
La reconstitution des faits est prévue pour le week-end après les prochaines séances d’interrogatoire de Sonny Rasta et Jessica Martinel. Ces deux suspects sont accusés d’avoir attiré Pritviraj Gujadhur dans un guet-apens dimanche soir en vue de le dépouiller de ses gains à la maison de jeu. La victime avait quitté son domicile à la rue Robert Edward Hart, Stanley, vers 18 h 30.
Au sein de la famille Gujadhur, l’on rejette catégoriquement la thèse selon laquelle l’inspecteur municipal aurait sollicité les faveurs d’une des femmes se trouvant dans les parages de Coin Idéal la nuit. Toutefois, les enquêteurs de la police n’arrivent pas à trouver d’explications plausibles quant à la présence de la victime sur ce terrain abandonné, lieu de prédilection des marginaux à l’oeuvre principalement la nuit.
L’enquête policière se poursuit.