Poursuivi aux Assises pour le meurtre de sa grand-mère, Andréa Thérèse, 91 ans, le 22 août 2013, Louis Kennedy Thérèse a été condamné ce matin à 20 ans de prison. L’accusé, qui répond d’une charge de “manslaughter”, souffrait d’instabilité mentale au moment des faits. Le juge Benjamin Marie-Joseph a toutefois considéré les circonstances dans lesquelles ce crime a été commis en attirant l’attention sur le fait que Louis Kennedy Thérèse avait tué sa grand-mère, une personne de 91 ans, et donc sans défense.
Le juge a fait ressortir, dans son jugement, que cette affaire reposait uniquement sur les confessions de l’accusé qui, souligne-t-il, avait tout de suite avoué son crime et exprimé des remords. Bien que les circonstances entourant ce drame étaient particulières, l’accusé souffrant de schizophrénie au moment des faits, le juge a soutenu que la cour « ne pouvait pas fermer les yeux » sur le fait que Louis Kennedy Thérèse était poursuivi sous une charge de “manslaughter” et qu’une « personne sans défense », en l’occurrence sa grand-mère, avait perdu la vie. Rappelons que, lors du procès, le Dr Ram Parmessur, psychiatre, avait indiqué à la cour qu’avant ce drame, Louis kenedy Thérèse était traité pour des troubles mentaux car souffrant de schizophrénie. Cependant, pendant un certain temps, il ne s’était pas rendu à ses rendez-vous et c’est alors que son état mental se serait détérioré.
Louis Kennedy Thérèse a étudié jusqu’à la Form V à l’Unity College avant de prendre emploi dans un hôtel. Quelque temps après, il avait arrêté ses études pour travailler comme laboureur. Le 23 août 2013, il s’était rendu au travail comme à l’accoutumée et était rentré à midi. Après le déjeuner, il s’était rendu à l’hôpital de Mahébourg pour se faire ausculter car il souffrait d’un problème aux oreilles. Après quoi il était rentré chez lui en taxi. Là, sa mère devait lui demander d’aller lui chercher un médicament au dispensaire de la localité. « Letan monn retourne lakaz, mo finn donn mo mama so medikaman ek la, mo granmer finn dir mwa pa sorti deor. Mo finn byen enkoler », avait-il déclaré à la police. Sa grand-mère vivait alors avec ses parents et lui dans une pièce en béton. Une vive discussion aurait ensuite éclaté, l’accusé finissant par agresser son arrière-grand-mère avec un sabre. Après avoir commis l’irréparable, il devait quitter le domicile pour y revenir une trentaine de minutes plus tard.
Le corps de la grand-mère avait été découvert quelque temps après, gisant sur son lit dans une mare de sang. L’autopsie confirmera que « death was due to chop wound at the head ». L’arme du crime avait été retrouvée sur les lieux.
Louis Kennedy Thérèse avait présenté ses excuses à la cour, disant grandement regretter ce qui s’est passé. Dans sa plaidoirie, son homme de loi, Me Dayal, s’est attardé sur les circonstances entourant ce drame, indiquant que l’accusé souffrait de troubles mentaux au moment du délit et que, par la suite, il n’avait jamais cessé d’exprimer des remords.